« La Beaujoire est un vrai stade de rugby »

- ©2007 20 minutes

— 

Frédéric Jouët

Directeur du site de Nantes pour

la Coupe du Monde de rugby.

Quel bilan tirez-vous de l'organisation de cette Coupe

du monde de rugby à Nantes ?

On ne va pas cacher notre joie : on est très content. C'é­tait un défi du président Lapa­sset que de choisir Nan­tes et Lens. Au final, Nantes est le stade qui s'est rempli le plus vite. La Beaujoire est un stade de football mythique, et on a réussi à en faire un vrai stade de rugby, avec l'ambiance qui va avec car le public a adhéré. Et surtout, on a eu trois gros matchs.

Savez-vous quel est l'impact économique de l'événement

sur la ville ?

Il faut attendre que la Coupe du monde soit terminée pour se prononcer, mais nous savons déjà que le stade était plein pour les trois matchs. Pour les animations en ville, les retombées commerciales, ça ne peut être que positif.

La seule fausse note,

c'est le premier match où

les spectateurs ont eu du mal

à rentrer à temps pour le coup d'envoi...

Les Anglo-Saxons ont l'habitude d'arriver tardivement au stade. Au Stade de France, à trente minutes du coup d'envoi, il y avait encore 60 000 personnes hors du stade ! Nous avons géré ce problème avec difficulté, mais ensuite, nous avons pu corriger le tir.

Le seul problème au niveau

de la sécurité, c'est ce streaker qui a fait irruption sur la pelouse samedi...

Je devrais vous dire que ce n'est pas bien, mais ça m'a plu­tôt fait marrer. C'était du spectacle en plus !