HBC Nantes: «On a conscience qu'on peut le faire», estime Pelletier avant le Final four d'EHF

INTERVIEW Le président du HBC Nantes sent sa formation capable d’être championne d’Europe ce week-end à la Trocardière…  

David Phelippeau

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En 2015, le HBC Nantes de Gaël Pelletier (au micro) avait remporté le premier titre de son histoire: la Coupe de la Ligue.
En 2015, le HBC Nantes de Gaël Pelletier (au micro) avait remporté le premier titre de son histoire: la Coupe de la Ligue. — HBC Nantes
Une occasion unique. Le HBC Nantes joue le Final four de la Coupe d’Europe EHF, ce week-end, dans sa salle de la Trocardière. Demi-finale contre Granollers, samedi, à 14 h 45. Finale éventuelle dimanche à 17 h 30 (contre Chambéry ou Göppingen). Entretien avec le président nantais Gaël Pelletier à quelques jours de l’événement.

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La finale de l’EHF perdue il y a trois ans à Beaulieu est-elle encore dans les têtes ?

Pour les joueurs sans doute plus que pour nous, car ils ont senti qu’ils auraient pu à l’époque faire un exploit. C’était pourtant totalement improbable d’imaginer battre Rhein-Neckar en finale de la Coupe d’Europe…

Ça vous agace si on vous dit que ça reste la petite Coupe d’Europe par rapport à la Ligue des champions ?

J’ai conscience que ce n’est pas la Ligue des champions. L’EHF, c’est la petite Coupe d’Europe, mais il ne faut pas la sous-estimer. Jamais un club français ne l’a gagnée donc ça montre qu’elle a de la valeur.

Nantes est-il le favori ce week-end ?

Non, pour moi, Göppingen est favori. On les a battus chez nous cette saison, puis ils nous ont battus chez eux. Mais, il n’est pas dit non plus qu’ils battront Chambéry, samedi. En attendant, j’espère qu’un club français va gagner ce week-end, et le mieux, ça serait nous !

Tout est réuni pour vous quand même ce week-end pour gagner ?

Aujourd’hui, on a conscience qu’on peut le faire. Après, entre avoir conscience et être en capacité de le faire et le réaliser, il y a une marche à franchir, et surtout deux heures de match à réaliser…

Aucun club nantais n’a encore gagné une coupe d’Europe. Vous pouvez rentrer dans l’histoire du sport nantais…

C’est quelque chose auquel je ne veux pas penser. Je ne veux pas mettre la pression sur l’équipe. Il faut penser égoïstement à nous et à aller au bout, avant de penser à ça. Mais, c’est vrai que, dans les sports de salle, ça n’a jamais été réalisé dans notre grande région Bretagne-Pays-de-la-Loire.

Un succès serait un joli clin d’œil pour la fin de carrière d’Entrerrios ?

Ça serait extraordinaire pour lui. Ça le serait d’autant plus qu’Alberto a commencé sa carrière en gagnant la Coupe des vainqueurs de Coupe avec Ademar Leon en 1999. Quand il est arrivé à Nantes, Alberto m’avait dit qu’il avait toujours gagné un titre dans les clubs où il avait évolué. Je trouvais ça bien, mais j’étais loin de penser à l’époque qu’on en gagnerait un, même avec son renfort. Ça été fait l’année dernière [Coupe de la Ligue]. Si l’histoire avec Alberto pouvait se conclure avec une victoire européenne, ça serait merveilleux pour lui et pour la petite histoire du HBCN.

Ça serait une belle revanche aussi pour le président qui a été malmené ces dernières semaines et critiqué dans la presse ?

Je suis plus dans la démarche de travailler que de montrer que le travail est bien fait. On a pu entendre des propos visant à déstabiliser ou à discréditer, mais on a su rester groupé. On n’a pas changé notre fusil d’épaule. Au-delà de cet événement de ce week-end, le HBCN est en passe de faire sa meilleure saison au niveau du classement [3e de LNH] et au niveau de points marqués en championnat…

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C’est d’autant plus fort que votre recrutement a été beaucoup pointé du doigt en début de saison…

Tout argument était bon pour critiquer. C’était tantôt le recrutement, tantôt ma couleur de ma chemise. On a tellement entendu d’inepties à l’époque qu’à titre personnel je n’ai pas voulu rentrer dans ce type de débat. L’envie d’apporter des réponses me démangeait pourtant…

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