EN IMAGES. Nantes: Au cœur du spectaculaire chantier de la basilique Saint-Donatien

APRES L'INCENDIE Les ouvriers s’activent sur la toiture et à l’intérieur de l’édifice qui avait été ravagé par le feu en juin 2015…

Frédéric Brenon

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A l'intérieur de la basilique Saint-Donatien, sous la voûte fragilisée. Lancer le diaporama
A l'intérieur de la basilique Saint-Donatien, sous la voûte fragilisée. — F.Brenon/20Minutes.fr

Le 15 juin 2015, la toiture de la basilique Saint-Donatien était ravagée par les flammes. Un incendie accidentel qui a sérieusement endommagé l’édifice (en particulier sa voûte en pierre) et obligé la ville de Nantes à lancer, avec des entreprises spécialisées, des travaux aussi ambitieux que délicats.

La première étape, jusqu’en janvier, a consisté à évacuer les nombreux débris de matériaux, à sécuriser la partie haute de la basilique, puis à la protéger de la pluie par la pose d’un immense échafaudage faisant office de parapluie, à une trentaine de mètres de haut.

« Un chantier hors norme »

La seconde étape, qui doit s’achever en décembre prochain, vise principalement à restaurer la voûte. « Elle avait subi un choc thermique par le feu et été altérée par l’eau des pompiers et les intempéries. On ne sait pas encore précisément quelle surface il faudra remplacer », explique Didier Bernardeau, chargé de projet bâti pour Nantes métropole.

Le travail s’effectue à la fois par le toit de l’édifice (au niveau de la charpente calcinée) et le dessous de la voûte (au sommet d’une impressionnante plateforme modulaire). Au minimum dix ouvriers interviennent chaque jour. « Les dimensions gigantesques de l’église en font un chantier hors norme. C’est un travail remarquable qui a été accompli jusque-là », considère Didier Bernardeau. Des capteurs de vibrations ont été installés afin de déclencher une sirène en cas de danger.

Reconstruction jusqu’en 2019

Ce n’est qu’après ces travaux de sécurisation et de restauration que commencera le temps de la reconstruction. Il devrait s’étaler de 2017 à fin 2019. « Il est encore trop tôt pour annoncer une date de réouverture. Cela dépendra des diagnostics restant à apporter », prévient Olivier Château, adjoint au maire de Nantes.

Quant au coût des opérations, il s’élève pour l’instant à 2,8 millions d’euros. « La ville de Nantes est bien sûr assurée pour ce type de sinistre », indique Olivier Château.