Loire-Atlantique: La région veut relancer le projet de franchissement entre Nantes et Saint-Nazaire

TRANSPORTS Le conseil régional souhaite engager des études pour la construction d’un ouvrage en aval du pont de Cheviré…

Frédéric Brenon

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Le pont de Saint-Nazaire.
Le pont de Saint-Nazaire. — D.Meyer/AFP

Il avait été enterré en 2008 par le conseil départemental de Loire-Atlantique. Le conseil régional des Pays de la Loire a annoncé ce lundi qu’il souhaitait relancer le dossier d’un nouveau franchissement de Loire entre Nantes et Saint-Nazaire.

La nouvelle majorité de droite souhaite en effet profiter de la renégociation du contrat de plan Etat-région pour programmer des études sur la construction d’un ouvrage qui se situerait en aval (à l’ouest) du pont de Cheviré.

« C’est un réel besoin »

« La question d’un nouveau franchissement est pertinente au regard du développement démographique et de la perspective de l’aéroport du Grand ouest [Notre-Dame-des-Landes]. C’est un réel besoin », justifie Johann Boblin, vice-président du conseil régional chargé des routes. « Il y a un trafic saturé pour franchir la Loire, on le voit tous les soirs », ajoute Franck Louvrier, vice-président en charge du tourisme. « On se doit d’avoir une vision à long terme. Notre responsabilité d’aménageur du territoire, elle est là », affirme François Pinte, premier vice-président, responsable des finances régionales.

Pour l’heure, il n’y a ni montant, ni site, ni cahier des charges de prévus. « Nous n’en sommes pas encore à ce stade », indique la majorité.

Cher et peu fréquenté, selon les dernières études

Intéressé par un projet de franchissement de Loire au niveau de Paimbœuf, le département de Loire-Atlantique avait, en 2008, conduit des études, puis refermé le dossier à la lecture des conclusions et des difficultés de financement. Ces études annonçaient en effet un coût compris entre 520 millions (pour un pont) et 780 millions d’euros (pour un tunnel). Elles prévoyaient aussi un trafic relativement faible, environ 15.000 véhicules par jour à l’horizon 2025. Les contraintes techniques et environnementales étaient par ailleurs jugées importantes.

Sondé pour une participation financière, l’Etat avait, dans ce contexte, fait savoir que « l’intérêt national du projet n’était pas démontré ».

De son côté, Nantes métropole réfléchit toujours à la possibilité de construire un nouveau franchissement de Loire (tunnel, pont levant ou téléphérique), en amont du pont de Cheviré, entre Chantenay et Trentemoult.