Nantes: Quel bilan pour les expérimentations menées sur le périphérique Ouest?

CIRCULATION La DirOuest a dévoilé les gains de temps permis par les feux tricolores sur les bretelles d'accès et l'ajout d'une troisième voie sur le pont de Cheviré en 2015...

Frédéric Brenon

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Le feu est installé sur la bretelle d'entrée au périphérique ouest.
Le feu est installé sur la bretelle d'entrée au périphérique ouest. — F. Brenon / 20 Minutes

En 2015, le périphérique Ouest de Nantes avait bénéficié coup sur coup de deux aménagements expérimentaux visant à fluidifier le trafic dans le sens nord-sud. La première expérimentation, mise en service en mars, consistait à équiper les portes d’Armor, d’Atlantis, de Saint-Herblain et de l’Estuaire de feux tricolores pouvant passer au rouge et empêcher (pendant une minute) les automobilistes de s’insérer sur le périph lorsque celui-ci était embouteillé.

Le second aménagement, mis en service en septembre, consistait à créer une troisième voie (dite voie d’entrecroisement) reliant les portes de l’Estuaire et de Bouguenais via le pont de Cheviré. Ces deux opérations auront coûté plus de 1,7 million d’euros. Pour quel impact sur la circulation ? La Direction interdépartementale des routes (DirOuest) a livré un premier bilan ce jeudi.

Feux tricolores : peut mieux faire

Concernant le système de régulation d’accès par feux tricolores, la Dir-Ouest relève une « amélioration notable » du trafic et une saturation en baisse de 3 % à 15 % sur les quatre portes concernées. Le gain de temps moyen pour un automobiliste franchissant le secteur serait d’1 min 30. Dérisoire ?

« Pas du tout. Pour les personnes concernées quotidiennement, c’est assez significatif au contraire. C’est aussi un gain de temps réel pour la collectivité », répond Frédéric Lechelon, directeur de la DirOuest. Quoi qu’on en pense, le dispositif serait tout de même bien respecté : moins de 0,15 % de feux rouges grillés.

Troisième voie sur Cheviré : pari réussi

Concernant la troisième voie sur Cheviré, dont l’objectif était de supprimer le ralentissement habituel constaté au sommet du pont, la réussite semble plus évidente. La congestion de l’ouvrage a, au fil des mois, considérablement régressé, selon la DirOuest. Le temps gagné par un automobiliste franchissant la Loire serait ainsi de 5 minutes aux heures de pointe en moyenne.

« Le changement a mis du temps à être assimilé mais, aujourd’hui, on constate que de nombreux automobilistes utilisent cette troisième voie à bon escient », rapporte la DirOuest. Les retours des habitués semblent également plutôt positifs.