Mood de «The Voice»: «J'ai choisi de participer pour montrer mon authenticité»

TELEVISION A 30 ans, la candidate nantaise vit déjà de sa musique mais espère pouvoir « transmettre des émotions » et « toucher un nouveau public ». Elle se produit en direct ce samedi soir sur TF1…

Propos recueillis par Julie Urbach

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Mood, candidate nantaise de The Voice
Mood, candidate nantaise de The Voice — Shine/TF1

Maude Trutet, alias Mood, 30 ans, fait partie des 16 candidats qui ont gagné leur place pour les shows en direct de The Voice, dès ce samedi soir sur TF1. Elle s’est confiée à 20 Minutes sur le début de son parcours et ses motivations.

Le jury vous a appelé « cantatrice de l’espace » ou encore « vectrice de rêves »… Comment définissez-vous votre style ?

Je suis, auteur, compositeur, et j’ai toujours aimé décloisonner les styles justement. Je viens du milieu indépendant, j’aime les musiques du monde, le pop-rock mais ce que je fais c’est avant tout de la musique qui vient du cœur, essayer de transmettre des émotions. J’explore les notions de transe et d’intensité, la dimension onirique aussi… J’aime les rythmes colorés, l’expérimentation et la créativité.

Un profil que l’on ne s’attend pas forcément à retrouver le samedi soir sur TF1 !

J’ai choisi de participer justement pour montrer mon authenticité. C’est un cadeau de pouvoir toucher le cœur des gens et de prouver que même dans un système carré, on peut être différent, sans se mettre de barrières. En ce moment, je crois qu’il faut aller au-delà des divisions pour que le monde bouge et que les gens se réconcilient. C’est ce que je fais à mon niveau. C’est déjà une victoire !

Votre démarche a en tout cas déjà séduit Zazie puis Garou, qui vous a intégré à son équipe lors de l’« épreuve ultime »…

Oui, Zazie m’a d’abord encouragée à avoir confiance en moi. On a beaucoup discuté notamment sur son choix, lors de l’épreuve ultime, de garder Sol et elle m’a dit qu’elle savait que j’avais ma chance avec d’autres membres du jury. Garou est quelqu’un de très simple et de plus rock, et j’ai envie de tester des choses dans ce style. Samedi soir pour le premier show en direct, je vais rester dans la continuité de ce que j’ai déjà fait avec une chanson qui me touche beaucoup, mais j’espère pouvoir montrer par la suite mon côté « bête de scène ». Mon rêve serait d’aller jusqu’en finale !

Qu’attendez-vous de votre médiatisation ?

Avant l’émission, j’avais déjà la chance de vivre de ma musique depuis environ quatre ans. J’ai enregistré un album en autoproduction et je m’apprêtais à en produire un deuxième, intitulé Le Cercle. Grâce à The Voice je vais peut-être pouvoir signer avec un plus grand label, le réaliser dans de meilleures conditions et toucher un nouveau public. Mais les chansons sont déjà composées, tout est prêt à être enregistré…

Teaser ¤ Le Cercle ¤ m o o d from Laura Emir on Vimeo.

Vous vivez à Nantes depuis plusieurs années. Quel lien entretenez-vous avec votre ville ?

J’ai grandi dans les Mauges (Maine-et-Loire) mais Nantes est ma terre d’accueil, celle qui m’a ouvert en terme de créativité artistique. Je me suis produite dans plusieurs endroits, des lieux autogérés ou des plus grandes salles comme le Pannonica, la salle Paul-Fort… Tous ces lieux m’ont fait confiance et j’y suis très attachée. A Nantes, j’aime aussi beaucoup les bords de l’Erdre pour me ressourcer. J’habite quartier Tortière où j’ai un contact avec la nature. J’en ai vraiment besoin.