Pays de la Loire: Ce qui va changer avec l'arrivée de la LGV

TRANSPORTS A l'été 2017, la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) permettra la création de nouvelles dessertes mais aussi de gagner du temps...

Adrien Chauvin

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Un TGV rejoint la gare de Nantes.
Un TGV rejoint la gare de Nantes. — JS EVRARD/SIPA

Préparez-vous au changement. Grâce à la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui sera mise en service à partir du 2 juillet 2017, la SNCF et le Conseil régional proposeront de nouvelles dessertes en Pays de la Loire. Il sera possible de gagner de précieuses minutes sur des trajets régionaux, mais aussi en provenance de Paris.

La succession des trains va aussi être améliorée. « On est reparti de zéro. La totalité des horaires sera modifiée. », précise Stéphanie Dommange, directrice régionale Pays de la Loire.

Voici à quoi ressemblera le réseau Bretagne-Pays de la Loire en juillet 2017.
Voici à quoi ressemblera le réseau Bretagne-Pays de la Loire en juillet 2017. - SNCF

Ce qui va changer pour les utilisateurs du TGV

C’est la ville de Laval qui va le plus en profiter du gain de temps : on pourra gagner jusqu’à 21 minutes, pour un temps de parcours de 1h11 (1h25 en moyenne). Pour Nantes, on pourra gagner jusqu’à 9 minutes, pour un temps de parcours de 1h56 (2h07 en moyenne). Et pour Angers, on pourra gagner jusqu’à 6 minutes, pour un temps de parcours de 1h24 (1h31 en moyenne). Cette rapidité est notamment due à l’utilisation de 60km de LGV, et la « virgule de Sablé », qui va permettre une liaison ferroviaire entre les lignes Bretagne-Pays de la Loire.

Les premiers TGV arriveront à 7h20 à la gare de Paris-Montparnasse, contre 7h50 aujourd’hui. « On a pris en compte la demande des usagers », souligne Marie-Pierre Meynard, directrice du projet TGV Atlantique.

Ce qui va changer pour les utilisateurs du TER

De nouvelles dessertes TER vont voir le jour, sans utiliser de correspondance, entre Laval-Nantes (1h35 au lieu de 2h15), Laval-Angers (52 minutes au lieu de 1h30) et aussi Angers-Rennes (1h30 au lieu de 2h10). « Le TER pourra utiliser les lignes du TGV. Comme ça, les principales villes de la région seront irriguées », précise Alain Hunault, vice-président du Conseil régional chargé des transports. Pour réaliser cet exploit, il faut aménager 8 rames, en particulier d’un tableau de bord équipé d’une signalisation embarquée. Cette transformation, va coûter 15,8 millions d’euros à la région, et permettra aux trains de rouler jusqu’à 200 km/h, une première en Pays de la Loire.

« Il n’y a pas que la vitesse »

D’ici à 2017 plus de 3.000 employés de la SNCF seront formés afin d’améliorer la qualité de service. « Il n’y a pas que la vitesse quand on prend le train. On veut reconquérir la clientèle, et particulièrement nos utilisateurs occasionnels », explique Alain Hunault. Avec ce projet baptisé Atlantique, le groupe ferroviaire espère gagner 1,5 million de voyageurs supplémentaires sur les 20 millions actuels, voyageant en Bretagne-Pays de la Loire.

Car aujourd’hui, de nombreux usagers n’hésitent pas à prendre le car ou le covoiturage, qui est plus attractif au niveau du prix. Le coût de la LGV (3,5 milliards d’euros) va-t-il forcer la SNCF à accroître ses tarifs ? « Rien n’est encore déterminé », répond le groupe ferroviaire.