Manifestation à Nantes: Après les violences de samedi, des condamnations pour deux lycéens

LOI TRAVAIL Deux jeunes gens ont été jugés en comparution immédiate ce lundi après-midi...

F.B.

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Nantes, le 17 février 2015, le palais de justice, sur l'île de Nantes
Nantes, le 17 février 2015, le palais de justice, sur l'île de Nantes — Frederic Brenon / 20 Minutes

Deux personnes interpellées samedi lors des débordements consécutifs à la manifestation contre le projet de loi travail ont été condamnées ce lundi après-midi, en comparution immédiate, par le tribunal correctionnel de Nantes.

La lycéenne masquée était là « par hasard »

La première, une lycéenne de 19 ans scolarisée en terminale à Rezé, a écopé de deux mois de prison avec sursis pour participation à un attroupement armé et violences sur les forces de l’ordre. Elle avait été arrêtée à 16h40, quai de Turenne, un masque de ski sur le visage et un panneau de signalisation utilisé comme bouclier à la main. Des bombes de peinture, un pochoir, du sérum physiologique avaient également été retrouvés dans son sac. La police affirme l’avoir vu « jeter des pierres au moins à deux reprises ».

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A l’audience, l’intéressée nie avoir lancé des projectiles, affirme se trouver parmi ce groupuscule violent « par hasard » et explique porter un masque « pour se protéger des gaz lacrymogènes ». Quant au panneau sur lequel était inscrite la mention « je suis un casseur », il aurait été « donné par un manifestant ». La procureur a dénoncé des « faits extrêmement graves ». La condamnation sera mentionnée sur le casier judiciaire de la jeune femme.

« Je ne suis pas un casseur », jure, penaud, le jeune homme

Un autre lycéen a été condamné ce lundi après-midi par le tribunal correctionnel. Poursuivi lui aussi pour des violences sur la police, un homme de 19 ans, en formation à Saint-Sébastien-sur-Loire, a été sanctionné de 70 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans les 18 mois. Lui, avait été interpellé vers 18h15, soit près de deux heures après la fin de la manifestation officielle. Il portait un foulard sur le nez, une casquette, des gants et des chaussures de sécurité. Il avait également une pierre à la main qu’il avait « l’intention de jeter », reconnaît-il.

Penaud, le lycéen dit ne pas s’être « rendu compte que la manif était finie », raconte avoir dissimulé son visage pour « éviter les gaz lacrymogènes » et avoue que se saisir d’une pierre était « stupide ». « Je ne suis pas un casseur. J’ai toujours réprimé ceux qui cassaient », a-t-il juré au tribunal.