FC Nantes: «Si on ne se réveille pas, on peut tout gâcher...», estime Birama Touré

INTERVIEW Le milieu de terrain du FC Nantes est inquiet à cinq journées de la fin du championnat de Ligue 1…

David Phelippeau
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Le milieu de terrain nantais Birama Touré.
Le milieu de terrain nantais Birama Touré. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Il n’avait plus été titulaire en Ligue 1 depuis le 3 février. Birama Touré a retrouvé une place de titulaire dans l’entrejeu à Reims (2-1), samedi soir, au détriment de Rémi Gomis, remplaçant. La présence du Malien n’a pas permis aux Canaris (10es) d’enrayer la spirale négative du moment (3 défaites de suite en L1). Birama Touré tire la sonnette d’alarme à cinq journées de la fin pour que le FCN ne gâche pas tout…

Comment vous êtes vous senti pour votre retour ?

A titre personnel, ça fait du bien. Ça faisait quasiment dix matchs que je n’étais pas titulaire (8 en L1 en réalité). J’aurais préféré un retour avec une victoire. On a fait un match mitigé à Reims. Personnellement, je pense que j’ai fait un bon match dans l’ensemble. Physiquement, ça a été, même lors des trois dernières minutes, j’ai ressenti un début de crampes.

Pourquoi Nantes ne gagne plus ?

On a du mal depuis quelques matchs à contenir les charges de l’équipe adverse et à marquer des buts. On est dans une mauvaise passe. J’espère que ça va s’inverser.

Le fait d’être (a priori) maintenu entraîne un relâchement ?

Je ne pense pas qu’il y ait un relâchement ou alors il est inconscient. Tout le monde est motivé pour bien finir la saison. Après, sur le terrain, c’est autre chose…

Des joueurs et un staff en fin de contrat. Cela pèse-t-il ?

Je ne suis pas dans la tête de tout le monde, mais c’est sûr que quand tu es en fin de contrat, tu te demandes ce que tu vas faire, où tu vas aller. Peut-être que ça pèse dans les têtes de certains. En attendant, on n’en parle pas entre nous.

La deuxième période à Reims a été plus en adéquation avec votre niveau…

Le coach nous a secoués à la mi-temps. On a fait une première période de sénateur. On avait le ballon, mais on n’était pas dangereux. Notre deuxième mi-temps a été rassurante pour la suite car j’ai trouvé qu’on avait retrouvé nos fondamentaux, cette envie d’aller vers l’avant.

N’avez-vous pas le sentiment de tout gâcher en ce moment ?

On est tous conscients que ce qu’on a accompli il y a quelques mois [16 matchs toutes compétitions confondues sans défaite], ça a été vite oublié, notamment par les journalistes et les supporters qui sont très exigeants. On avait fait 16 matchs sans défaite, et là, on fait trois défaites de rang. Si on ne se réveille pas rapidement, on peut tout gâcher. On pourrait même finir 13e ou 14e…

Regrettez-vous d’avoir parlé de Coupe d’Europe ?

Ce sont les journalistes qui ont parlé de ça. Nous, ça nous a servis de carotte pour avancer et nous surpasser. Grâce à ça, on a sans doute emporté des matchs pas gagnés d’avance.