Loi Travail: A Nantes, six interpellations, des journalistes agressés

MANIFESTATION La mobilisation a réuni plus de 2.600 personnes en centre-ville, ce samedi...

20 Minutes avec AFP

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La manifestation a dégénéré à Nantes samedi
La manifestation a dégénéré à Nantes samedi — JS EVrard/AFP

Le scénario s'est reproduit. Des heurts ont une nouvelle fois opposé des manifestants aux forces de l'ordre samedi à Nantes. Malgré les vacances scolaires, la mobilisation contre la loi travail a rassemblé à l'appel d'une intersyndicale 2.600 personnes selon la préfecture, 15.000 selon la CGT, au départ de l'île de Nantes.

Au total, six personnes ont été interpellées et plusieurs conduites au poste de police pour des vérifications d'identité, selon la préfecture. En début de soirée, le gros de la manifestation s'était dispersé tandis que débutait, place du Bouffay, vers 19h, la cinquième nuit debout de Nantes. Environ 300 personnes étaient réunies.

Un groupe de journalistes pris à partie

Au cours de la manifestation, les forces de l'ordre ont été à plusieurs reprises la cible de projectiles divers, pavés, cailloux, bouteilles et oeufs. Elles ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et en faisant usage de lances à eau pour empêcher l'accès à l'hypercentre.

En début de manifestation, un groupe de 7 ou 8 journalistes, photographes et reporters d'images, a été pris à partie, poursuivi et caillassé par une trentaine de très jeunes gens, vraisemblablement mineurs et ne se réclamant d'aucun syndicat, a rapporté un photographe de l'AFP, lui-même poursuivi. Ces jeunes, visages masqués, cherchaient apparemment à leur voler leur matériel.

Ces jeunes s'en sont également pris, peu auparavant, à une équipe de BFMTV qui faisait un direct. Ils ne sont pas parvenus à voler leur matériel, mais l'un des journalistes a reçu un coup de poing et eu une dent cassée, a raconté l'un des deux journalistes de BFMTV.

Le carnaval annulé

Des scènes de violences urbaines se sont répétées à plusieurs reprises. Des groupes de plusieurs dizaines, voire de centaines de jeunes, tentaient de dresser des barricades avec des éléments de chantiers, ou lançaient des projectiles sur les forces de l'ordre, avant d'être repoussés à grands renforts de gaz lacrymogènes.

En raison de ces violences et dégradations, le carnaval de nuit, qui devait se tenir ce samedi soir, a été annulé.