Nantes: La « wheel », nouveau moyen de transport urbain

TECHNOLOGIE La première boutique nantaise de roue électrique a ouvert en février dernier…

Adrien Chauvin

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Romain Gadonna et Alexandre Cavaro dirigent le Wheelers Store.
Romain Gadonna et Alexandre Cavaro dirigent le Wheelers Store. — A.Chauvin/20Minutes

Pour Alexandre Cavaro et Romain Gadonna, pas question d’appeler ça une gyroroue ou un monocycle, il s’agit tout simplement d’une « wheel » (roue en anglais). Ces deux Normands, amis d’enfance, ont récemment ouvert leur boutique, Wheelers Store, située boulevard Dalby à Nantes. Il s’agit de la seconde enseigne en France dédiée aux wheelers (les utilisateurs de ces roues électriques).

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Le fonctionnement est simple : il suffit de s’incliner vers l’avant pour avancer et inversement pour reculer. Pour garder de la stabilité et éviter de tomber, un moteur gyroscopique a été intégré dans la gyroroue. Les cinq premières minutes « sont toujours les plus dures ». « Les sensations sont comparables au ski. Au début on est toujours raide voire crispé. Mais une fois qu’on maîtrise l’appareil on a une sensation de liberté et de fun », ajoute Alexandre Cavaro, président du Wheelers Store.

Les deux associés du Wheelers Store ne quittent jamais leur gyroroue.
Les deux associés du Wheelers Store ne quittent jamais leur gyroroue. - A.Chauvin/20Minutes

Pas réservé qu’aux jeunes

Pour les utilisateurs qui ont du mal à maîtriser leur appareil, Alexandre et Romain proposent une formation : « On a estimé qu’il fallait en moyenne 1h-1h30 pour savoir être autonome. » Le but de cet appareil est de proposer une alternative aux transports urbains. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, les wheelers ne sont pas tous jeunes : « La majorité de nos clients ont 40-50 ans et achètent une wheel pour aller au boulot. » Cette nouvelle technologie a un coût : la wheel la moins chère est à 689 euros contre 2.299 euros pour la plus chère, « mais le meilleur compromis est un modèle (la KS14C) à 899 euros. »

Leur communication se fait principalement sur les réseaux sociaux, mais pas que. « Quand on roule en wheel, les passants viennent nous arrêter gentiment pour en savoir un peu plus sur cette machine. On en profite pour parler de notre magasin. C’est le côté sociable d’une wheel. » Une forme de pensée que partage aussi Aurélien, 25 ans, qui est un wheeler revendiqué : « Tous les vendredis soir, on organise une promenade en ville. Une forte communauté est en train de se créer à Nantes. »

Flou juridique pour la roue électrique

En ce qui concerne la législation, à ce jour, rien ne délimite l’utilisation d’une wheel, si ce n’est le code de la route. Mais pour ce qui est des règles, le port du casque ou d’équipements de sécurité n’est pas obligatoire. Ces machines qui peuvent atteindre 25km/h (la vitesse d’un vélo) n’ont aucune limitation de vitesse, autant sur la route que sur le trottoir. « D’ici fin 2016 le cas des wheels va être abordé », lâche Alexandre Cavaro.

Avec l’arrivée des beaux jours, les wheelers vont certainement pointer le bout de leur nez. D’autant qu’ils devraient être plus nombreux, les propriétaires du Wheelers Store espèrent vendre au mieux « 25 wheels par mois ».