Une mère porteuse condamnée pour avoir escroqué deux couples homosexuels

JUSTICE Une mère porteuse de 37 ans a été condamnée, mardi, à un an de prison avec sursis. Les victimes, également condamnées pour provocation à l'abandon d'enfant, sont originaires de Saint-Nazaire et Toulouse...

20 Minutes avec AFP

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Une femme enceinte (illustration).
Une femme enceinte (illustration). — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Elle a été condamnée mardi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Blois, pour avoir escroqué deux couples homosexuels, dont l’un est originaire de Saint-Nazaire. et l'autre de Toulouse. Cette femme de 37 ans, une mère porteuse, n’avait jamais remis les enfants « commandés ».

En 2008, alors qu’elle a déjà quatre enfants, elle avait préféré remettre son cinquième nouveau-né, non voulu, à un couple de Parisiens, sans contrepartie financière. Elle avait ensuite accepté de porter pour d’autres un bébé, cette fois moyennant une rétribution de 10.000 à 15.000 euros.

Elle avait prétendu que l'enfant était mort-né

En 2010, la jeune femme répondait ainsi à l’annonce d’un couple homosexuel de Saint-Nazaire et acceptait de porter leur enfant. L’accouchement était prévu en mars 2011 à Saint-Nazaire mais la mère n’est pas au rendez-vous : à la place : elle avait envoyé un texto au couple en prétendant que l’enfant est mort-né. En réalité, le garçon, en parfaite santé, avait été confié à un autre couple homosexuel résidant au Luxembourg. Elle leur avait aussi promis l’enfant pour une dizaine de milliers d’euros.

En 2012, elle promet encore un bébé à un couple homosexuel de Toulouse pour 15.000 euros et assure que l’enfant est décédé. Elle l’avait de nouveau remis à un couple hétérosexuel de Seine-Maritime, qui lui aussi avait payé sa prestation.

Les couples également condamnés

Au moment où elle est interpellée, en 2013, la mère porteuse était en contact avec trois autres couples et a été mise en examen pour escroquerie et tentative d’escroquerie. La jeune femme est décrite par les experts comme souffrant de « carences affectives et éducatives majeures ».

Les quatre couples, jugés pour provocation à l’abandon d’enfant, ont été condamnés de leur côté à une amende de 2.000 euros avec sursis, conformément aux réquisitions du parquet.