Le gardien de but nantais Rémy Riou
Le gardien de but nantais Rémy Riou — AFP

INTERVIEW

FC Nantes: «Je suis disponible en juin, je n'ai rien réservé», affirme, avec le sourire, Rémy Riou

Le gardien de but et capitaine du FCN (28 ans), qui retrouve, samedi (21 h), l’Olympique Lyonnais, son club formateur, n’a pas fait une croix sur les Bleus…

Pour la première fois, samedi (21 h),Rémy Riou (28 ans), le Lyonnais de naissance, va évoluer dans le nouveau stade du Parc OL. « Il est près de l’aéroport, je ne l’ai vu que de l’extérieur… », raconte le gardien du FC Nantes. A quelques jours du choc entre l’OL (4e), son club formateur, et Nantes (6e), le capitaine s’est confié sur des sujets variés comme notamment l’équipe de France.

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C’est un vrai test pour vous ?

Lyon est en forme. Dans leur nouveau stade, les Lyonnais sont difficilement jouables. C’est un vrai test. Il y a quatre mois, ils étaient à la dérive, et là, Lyon est une des meilleures équipes. Il ne faut pas être impressionné par des joueurs contre qui on évolue car si tu y vas avec la trouille, tu es sûr de rater ton match… C’est un gros challenge pour nous. A nous de prouver qu’on n’est pas là par hasard.

Votre regard sur le centre de formation lyonnais, dans lequel vous avez été formé ?

C’est dans la continuité de ce qui se fait quasiment depuis qu’Aulas a repris le club. Pas au début, mais plus à la fin des années 90 et début des années 2000. Le seul problème c’est que l’OL, à une époque, a recruté des joueurs étrangers, top niveau, et la formation a eu moins de place. De mon époque, beaucoup de joueurs n’ont pas joué à l’OL, mais font quand même de belles carrières. Aulas a néanmoins beaucoup misé là-dessus. La formation a su surfer sur les titres de champion de France.

Quand on est jeune Lyonnais, on a envie obligatoirement d’aller à Lyon ?

Moi, à 12-13 ans, j’ai vécu le début des années des titres. Je suis un pur Lyonnais, j’ai baigné dedans. Lyon me faisait rêver en Ligue des champions.

Depuis son retour dans l’élite en 2013, Nantes n’a jamais battu en L1 ni Lyon, ni Monaco et ni le PSG. Pourquoi ?

Parce que ce sont les trois premiers du championnat. Il y a une marche entre eux et nous. On veut gravir cette marche, mais elle est haute.

A Lyon, il faut bétonner ?

Non, les petites équipes, qui bétonnent chez les gros, finissent toujours par prendre un but. Nous, on n’a rien à perdre et on a notre carte à jouer.

La Coupe d’Europe vous semble-t-elle être une marche trop haute pour le FCN ?

Cela passe par des matchs comme celui de samedi. Il faut être solide et prendre de l’expérience sur des rencontres comme ça. Après, c’est vrai, si on échoue aux marches de l’Europe, tout le monde sera forcément déçu.

Avez-vous fait une croix sur l’équipe de France ?

Non, pas du tout. C’est très compliqué. Il y a des gardiens de but en place (Lloris, Mandanda et Costil). Ce sont des choix de sélectionneur, je les respecte. J’ai envie de progresser, d’aller chercher une qualification européenne, et si ça se passe bien au niveau Europe de postuler aux Bleus. Petit appel (rires), je suis disponible en juin. Je n’ai rien réservé.

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Vous sentez-vous à des années-lumière deCostil par exemple ?

Costil, c’est ma génération. On a joué en équipe de France espoir ensemble, comme avec Lloris d’ailleurs. Ils ont plus d’expérience au haut niveau que moi. Moi, j’ai eu un trou dans ma carrière. Je reviens. Cela fait quatre ans que je suis compétitif. Je n’ai pas tiré une croix sur l’équipe de France, mais il me manque de l’expérience en Coupe d’Europe par exemple.

Est-ce qu’il n’y a pas une histoire de réseaux aussi ?

Vous m’emmenez sur des chemins très glissants (rires…) Moi, je fais mon taf avec le FCN, et si on finit à une place européenne, ça sera bien collectivement et individuellement.