Nantes: Deux semaines de cinéma espagnol à découvrir au Katorza

CULTURE Le 26e festival du cinéma espagnol s'ouvre ce jeudi, jusqu'au 30 mars...

Thierry Butzbach

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Los exiliados románticos
Los exiliados románticos — cinebinario

Depuis le mouvement des Indignés et le succès de Podemos, nul n’ignore la situation dégradée de la société espagnole. Le 26e festival du cinéma espagnol montre des films qui radiographient ces fractures politiques, économiques et sociales qui traversent le pays. C’est le cas des premiers films comme Techo y Comida de Juan Miguel del Castillo, A cambio de nada de Daniel Guzmán, ou encore El Desconocido de Dani de la Torre.

Un cinéma social

Le chef de file de cette veine sociale du cinéma espagnol, Fernado León de Aranoa, est d’ailleurs l’invité d’honneur de cette édition qui s’ouvre avec son dernier film, A Perfect Day. Au total, près de 70 films, dont beaucoup d’inédits et d’avant-premières, sont à l’affiche du cinéma Katorza, à travers différents cycles thématiques (fenêtre basque, premiers films, courts-métrages, documentaires).
 
De nombreux débats et rencontres avec une cinquantaine d’invités, ainsi que des expositions, sont aussi au programme, notamment à l’espace Cosmopolis. Pour les 80 ans de la guerre civile, le festival programme aussi un florilège de regards de cinéastes de différentes générations sur cette période sombre de l’histoire qui hante la production espagnole.