Rennes-FC Nantes: «Une question de leadership», analyse Christophe Le Roux

INTERVIEW L’ancien joueur de Guingamp, Lorient, Rennes et Nantes est passé expert en derby...

Adrien Godet

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Christophe Le Roux, alors sous le maillot de l'En Avant Guingamp, à la lutte avec le FC Nantes de Jérémy Toulalan en décembre 2003.
Christophe Le Roux, alors sous le maillot de l'En Avant Guingamp, à la lutte avec le FC Nantes de Jérémy Toulalan en décembre 2003. — Fred Vanneau / AFP

Il ne lui manque que Brest… En 20 ans de carrière, Christophe Le Roux a fait le bonheur des clubs de l’ouest de la France. Aujourd’hui directeur sportif de Lorient, il se félicite de la bonne santé du football breton.

Rennes-Nantes est-il le derby le plus attendu ?

Il marque souvent les esprits avec toujours beaucoup d’engouement. Il y a aussi cette question de leadership contestée. Nantes a une histoire plus riche, mais Rennes essaie de rattraper son retard. Les deux sont encore dans la course cette saison, ça met du piment.

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Quel club a le potentiel pour s’imposer en patron ?

Rennes, d’un point de vue économique en tout cas. Ça fait longtemps que M. Pinault s’est engagé mais le club n’arrive pas à franchir le palier. Il faut de la sérénité, de la cohérence, installer des gens sur le long terme pour que ça marche. Nantes n’est pas loin, Il semble se créer quelque chose entre le public, le club et les résultats. La Beaujoire revit pleinement. Mais il faut encore être patient.

Tous vos anciens clubs sont dans l’élite, ça doit vous faire plaisir ?

C’est assez remarquable pour la région. Ça fait beaucoup de derbys mais ça me va très bien. Ça donne des matches passionnants, spectaculaires dans des stades pleins presque tous les week-ends.

Pourquoi avoir fait toute votre carrière en Bretagne ?

C’est une fierté. Après 20 ans de carrière, je sens beaucoup de respect de la part des supporters, des dirigeants. Ça prouve que j’ai laissé une bonne image. Ce n’était pas calculé mais simplement les aléas des rencontres.

C’est une source d’inspiration dans votre travail à Lorient ?

Bien sûr. J’ai connu la Jonelière ou la Piverdière à Rennes. On a voulu nous aussi créer un centre de formation de qualité à Lorient. C’est primordial pour le développement du club.

Un pronostic pour dimanche ?

C’est compliqué mais un 3-3 serait bien, Ça montrerait une nouvelle fois que le foot breton est offensif.