Sochaux-FC Nantes : «A nous de faire tomber les Canaris», lance Florian Martin

INTERVIEW Le milieu de terrain sochalien passé par Carquefou veut profiter de la coupe de France pour oublier un championnat compliqué...

Adrien Godet
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Le milieu de terrain sochalien Florian Martin célèbre son but contre Monaco, en quart de finale de la coupe de France le 9 février 2016 / AFP / SEBASTIEN BOZON
Le milieu de terrain sochalien Florian Martin célèbre son but contre Monaco, en quart de finale de la coupe de France le 9 février 2016 / AFP / SEBASTIEN BOZON — AFP

Après Bastia et Monaco, le FCN sera-t-il le troisième club de ligue 1 à tomber dans le piège sochalien en quarts de finale de la coupe de France mercredi soir ? La formation doubiste pourra en tout cas compter sur Florian Martin et son pied gauche, déjà décisifs contre le club de la Principauté au tour précédent (2-1). Considéré comme l’un des meilleurs passeurs de la ligue 2, le milieu de terrain attend, à 25 ans, une nouvelle chance à l’étage supérieur.

Nantes est invaincu depuis 16 matches, toutes compétitions confondues. Ça vous inquiète ?

Une telle série, c’est très compliqué à faire. Forcément, ça impressionne. Mais pour nous, c’est surtout une source de motivation supplémentaire. Comme toutes les équipes, on a envie de faire tomber les Canaris, à nous d’essayer. Il faudra commencer par faire un bon match comme face à Monaco (victoire 2-1 des Sochaliens en quarts de finale). On n’a pas la chance tous les week-ends de jouer une ligue 1. Etant donné notre saison difficile en championnat, c’est un match bonus. C’est un quart de finale, mais on ne doit pas se mettre de pression particulière.

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Vous êtes 18es de ligue 2, la coupe de France représente-t-elle une respiration ?

En Coupe, on a l’envie de gagner alors qu’en championnat, on a la peur de perdre. Ça se passe souvent comme ça quand on est relégables. Mercredi soir, on a la chance de pouvoir jouer un match de gala. Une petite parenthèse qui se refermera très vite parce qu’on a un match très important à Tours samedi. C’est clair qu’une victoire contre Nantes nous mettrait dans une très bonne dynamique.

D’autant que Sochaux a souvent été un mauvais souvenir pour Nantes, notamment en coupe ?

Je ne savais pas mais on va essayer d’améliorer cette statistique même si je pense que ces confrontations ont eu lieu quand les deux clubs évoluaient dans la même division. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Après comme on dit, en coupe, tout est possible.

Êtes-vous finalement déçu d’avoir choisi Sochaux cette saison pour poursuivre votre carrière ?

Je ne regrette pas du tout mon choix. On voit aujourd’hui qu’on a les qualités pour gagner les matches, même si on n’arrive pas à le faire. Sur 28 rencontres de championnat aujourd’hui, on mène dix fois au score. Le problème, c’est qu’on se fait souvent rattraper. On aurait facilement dix ou quinze points de plus si on avait mieux négocié ces matches-là. Les saisons se jouent sur des détails, on n’a pas ce petit brin de réussite des équipes en haut du classement. On verra ce qu’il passera la saison prochaine, en espérant qu’on se maintienne.

Quelle place garde Carquefou dans votre carrière ?

C’est le club qui a relancé ma carrière dans le foot, m’a amené où je suis aujourd’hui. Je sortais d’une année à Lorient où je n’avais pas pu jouer en ligue 1. J’ai fait des erreurs de jeunesse, je les assume. Retourner en CFA pendant deux ans dans un club comme Carquefou m’a mis une petite claque mais fait le plus grand bien. C’était un autre Florian Martin ensuite, plus posé, avec plus d’expérience. Ce club a beaucoup compté pour moi. J’ai encore des contacts avec d’anciens joueurs.

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Puis il y a eu ces belles saisons à Niort, sans club de ligue 1 au bout. C’est seulement partie remise ?

Je l’espère. Je reviens déjà de très loin après être redescendu en CFA. Refaire parler de moi, c’est déjà une victoire. Si la ligue 1 tape à ma porte, tant mieux. Si non, c’est que je n’ai peut-être pas les qualités ou que ma place est déjà prise dans certains clubs. Je ne me prends pas la tête avec ça, fais mon travail du mieux possible à Sochaux. Pour l’instant, je suis plus proche du national que de la ligue 1.

Nantes est un club qui vous intéresse ?

Je suis Lorientais de cœur, mais Nantes est un club mythique, avec une grande histoire. Avant Lyon, c’était l’équipe en forme avec des grands joueurs, leur fameux « jeu à la nantaise ». Quand j’étais à Carquefou, j’allais voir les matches à la Beaujoire. Je jouais en CFA ou en National, c’est forcément un club qui fait rêver. Un super stade avec un super kop, donc pourquoi pas. Ils ne se sont jamais manifestés pour le moment.

Il y a beaucoup de clubs en Ligue 1 dans l’ouest de la France, mais aucun ne se détache vraiment. Qui est le patron selon vous ?

Le Stade rennais est le club avec le plus de potentiel, avec des jeunes comme Dembélé ou des grands joueurs comme Gourcuff. Au niveau de la mentalité, l’équipe de M. Der Zakarian a peut-être plus de caractère. Il y a des joueurs comme Cana, avec de l’expérience, qui apporte de la grinta. Techniquement, je dirais Rennes. En termes d’envie, de discipline, je dirais Nantes. Même le coach (Albert cartier) insiste sur les quatre attaquants nantais qui défendent comme des morts de faim. Ça montre que c’est une équipe qui ne lâche rien, avec une mentalité irréprochable, alors que Rennes, c’est plus des individualités. Il y a le derby ce week-end, on aura la réponse…