Le transfert des Roms reste à faire

F. B. - ©2007 20 minutes

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Un déménagement sous tension. Le transfert de trente-cinq familles roms vivant actuellement sur le site désaffecté des anciennes brasseries de la Meuse, en bas de la butte Sainte-Anne, n'est pas bien perçu par tout le monde. Le terrain qui a été aménagé boulevard Koenig, sous le pont de Cheviré, pour accueillir dans des conditions moins précaires cette communauté de près de deux cents personnes, dont une soixantaine d'enfants, a fait l'objet de plusieurs dégradations ces derniers jours. Deux mobile-homes, sur les trente-cinq installés par Nantes métropole, ont même été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi. Des actes anonymes qui ont contraint à repousser la date du déménagement. Il pourrait s'effectuer au plus tôt en fin de semaine.

Les associations qui suivent de près le dossier évoquent des « problèmes relationnels » entre Roms et gens du voyage, dont les aires d'accueil seront voisines sous le pont de Cheviré. « Trouver un terrain a pris du temps. On a dû en visiter une trentaine avant de choisir celui-ci, raconte Claude Seyse, adjointe (PS) au maire de Nantes. On s'aperçoit que tout le monde est d'accord sur la politique à mener, à condition que ce soit chez les autres... » Reste que tous les Roms vivant au bidonville de la Meuse ne pourront pas être relogés en mobile homes. Treize familles arrivées après le 15 février 2007 devront quitter les lieux sans pouvoir suivre le reste du groupe. A charge pour la préfecture de leur trouver un hébergement d'urgence. Le site de la Meuse, lui, sera fermé pour empêcher de nouvelles installations.