Rezé: L'ado qui a tenté d'entrer au commissariat armé de sept couteaux voulait «faire le buzz»

FAITS DIVERS Le jeune homme de 16 ans, toujours en garde à vue, présente des « fragilités psychologiques »…

Julie Urbach

— 

Le commissariat de Rezé où a voulu entrer l'ado armé.
Le commissariat de Rezé où a voulu entrer l'ado armé. — Google street view

Il ne s’agit pas d’un acte terroriste mais bien du geste d’un jeune homme présentant des « fragilités psychologiques ». Quelques heures après l'intrusion d'un ado armé de couteaux au commissariat de Rezé, ce jeudi, on en sait plus sur les motivations de ce garçon de 16 ans, décrit comme « très perturbé », toujours en garde à vue ce soir.

« Lors de son interrogatoire, il a indiqué qu’il voulait faire le buzz, qu’il souhaitait qu’on parle de lui », a confirmé Jean-Christophe Bertrand, le directeur départemental de la sécurité publique lors d’une conférence de presse. « Son acte n’est pas lié à une radicalisation ». Scolarisé en classe de seconde, inconnu des services de police, il était exclu de son lycée depuis quelques jours à la suite d’une fausse alerte à la bombe.

L’ado armé voulait ouvrir la porte

Bien qu’aucun blessé n’ait été recensé, cet incident, qui a duré à peine cinq minutes, a causé un « choc ». Ce jeudi midi, alors qu’un fonctionnaire terminait sa pause déjeuner, il a aperçu ce jeune homme encapuchonné et muni d’un couteau qui se dirigeait vers la porte vitrée (dont le digicode est en ce moment hors-service), à l’arrière du bâtiment. Le garçon avait profité de l’ouverture du portail pour pénétrer dans l’enceinte du commissariat, et s’était caché quelques minutes.

Heureusement, le policier a pu l’empêcher d’entrer en retenant la porte, et demander des renforts. « L’interpellation a ensuite eu lieu sans aucune résistance », indique Jean-Christophe Bertrand. Dans son sac à dos, six autres couteaux de cuisine ont été retrouvés.

Pas d’alcool ni de stupéfiants

Une perquisition a eu lieu au domicile du jeune homme mais n’a rien donné. Les tests d’alcoolémie et de stupéfiants se sont avérés négatifs. « Il n’avait aucune raison de s’en prendre à un fonctionnaire de police, mis à part ce besoin de reconnaissance », conclut le directeur départemental de la sécurité publique. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle. Selon l’appréciation de l’état de santé du garçon, le parquet décidera des suites judiciaires.