Notre-Dame-des-Landes: 19 anti-aéroport jugés à Nantes pour une opération escargot

JUSTICE Des opposants au transfert de l'aéroport sont jugés, ce mercredi, pour entrave à la circulation...

J.U. avec AFP

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Operation escargot des agriculteurs membre du COPAIN contre l aeroport de Notre Dame des Landes  NDDL Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1601121807
Operation escargot des agriculteurs membre du COPAIN contre l aeroport de Notre Dame des Landes NDDL Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1601121807 — SIPA

Ils sont jugés pour entrave à la circulation lors de l'opération escargot sur le périph nantais du mois dernier. Le procès de dix-neuf opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’est ouvert mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Nantes. Le délit est passible de deux ans d’emprisonnement et de 4.500 euros d’amende.

Les 19 prévenus, âgés de 23 à 61 ans, sont poursuivis pour avoir circulé à une vitesse extrêmement réduite à une heure de forte affluence, en groupe et en différents points du périphérique. Une action menée la veille d’une audience devant statuer sur l’expulsion de onze familles et quatre exploitants agricoles « historiques », vivant sur le futur périmètre de l’aéroport.

Répercussions limitées sur le trafic

Cette opération escargot, organisée trois jours après le blocage du périphérique de Nantes par des anti-NDDL, avait eu des répercussions assez limitées sur le trafic, traditionnellement dense le matin. Dix-neuf personnes avaient été placées en garde à vue, puis remises en liberté dans la journée.

Il avait été décidé par les autorités de ne pas permettre cette opération escargot, d’interpeller les conducteurs et de procéder à la mise en fourrière des véhicules, a rappelé le président du tribunal, Bruno Sansen, à l’ouverture des débats.

Une « différence de traitement »

L’avocat de huit des prévenus, Stéphane Vallée, a dénoncé avant le début de l’audience une « différence de traitement » entre les participants à cette opération escargot et celles menées par les chauffeurs de taxis ou les agriculteurs. « Il y a une volonté très nette de vouloir pénaliser le mouvement anti-aéroport, ça ne fait pas de doute », a-t-il estimé.

Une centaine de personnes, accompagnées de trois tracteurs, se sont rassemblées dans le calme devant le palais de justice, sous haute surveillance policière. Le jugement sera probablement rendu dans la soirée.