Loire-Atlantique: EDF confirme la fermeture de deux unités de la centrale de Cordemais

ECONOMIE Deux tranches sur quatre de la centrale électrique de Cordemais fermeront en 2018, a confirmé EDF ce jeudi...

F.B. avec AFP

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CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique
CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique — © Fabrice ELSNER

Les craintes des syndicats se confirment. EDF va fermer la moitié des unités de production de sa centrale thermique de Cordemais, a annoncé le groupe ce jeudi en comité central d’entreprise.

Le projet présenté prévoit la fermeture en 2017 de deux premières tranches de la centrale au fuel de Porcheville (Yvelines), puis en 2018 des deux autres tranches de la même centrale, ainsi que de deux tranches à Cordemais, soit au total sur les deux années l’équivalent de 3.800 MW de production.

Surcapacité de production

Pour Cordemais, les unités menacées de fermeture sont celles fonctionnant au fioul. Les plus utilisées, celles fonctionnant au charbon, seraient conservées. EDF justifie son projet par la nécessité de « s’adapter au contexte de surcapacité de production » en France et en Europe.

Ces fermetures ne feraient courir « aucun risque à la sécurité de l’approvisionnement ». EDF fait aussi valoir que les centrales au fioul, quasiment pas utilisées ces deux dernières années, ont « des coûts de fonctionnement parmi les plus élevés ».

Crainte pour les emplois

Outre la crainte d’un « black-out » (pénurie d’électricité géante) en cas de gros pic de consommation (lors d’épisodes de grand froid par exemple), les syndicats du site de Cordemais craignent des suppressions de poste. La centrale emploie 450 salariés à l’année. A leurs côtés, plus de 250 salariés d’entreprises prestataires sont présents sur le site tout au long de l’année.

Une cinquantaine d’agents EDF ont manifesté leur inquiétude en centre-ville de Nantes ce jeudi.