Pays de la Loire: Mal-être, drogue, sexe et alcool chez les jeunes ligériens

SANTE Une étude de l'ORS passe la santé des 15-24 ans à la loupe...

Frédéric Brenon

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Une jeune fille fume une cigarette (illustration).
Une jeune fille fume une cigarette (illustration). — Alexandre GELEBART/REA

Comment vont les jeunes en Pays de la Loire ? L’observatoire régional de la santé (ORS) s’est attaché à répondre à cette question en publiant courant janvier une photographie de la santé des Ligériens âgés de 15 à 24 ans. Ce qu’il faut en retenir.

De plus en plus de tabac et de cannabis. Un jeune ligérien sur trois, fille ou garçon, fume quotidiennement des cigarettes, selon l’étude. Une proportion comparable à la moyenne nationale. Entre 2011 et 2014, on observe toutefois une hausse du tabagisme quotidien chez les ados de 17 ans. L’usage du cannabis est, lui aussi, de plus en plus répandu. Plus d’un ado âgé de 17 ans sur deux déclare en avoir déjà fait l’expérience. La part de consommateurs réguliers du cannabis (10 %) a plus que doublé entre 2011 et 2014 pour se situer proche de la moyenne nationale. A noter également une hausse de l’expérimentation d’ecstasy.

Trop d’alcool consommé. Le rapport à l’alcool est toujours aussi problématique en Pays de la Loire. Selon l’étude, 31 % des 15-25 ans déclarent trois ivresses ou plus dans l’année (contre 22 % en France) et 35 % des alcoolisations ponctuelles importantes au moins une fois par mois (26 % en France). La fréquence des alcoolisations massives a par ailleurs tendance à augmenter depuis dix ans.

Volume de suicides alarmant. En 2010, 10 % des filles de 15-25 ans ont souffert d’un épisode dépressif dans l’année et 5 % avouent avoir déjà tenté de se suicider. Les garçons, eux, sont deux fois moins concernés mais ils représentent les trois quarts des décès. Bien qu’en diminution, la mortalité par suicide chez les jeunes de la région est d’ailleurs supérieure de 40 % à la moyenne nationale. Préoccupant.

Le préservatif répandu, pas l’IVG. Si l’âge médian du premier rapport sexuel (17,5 ans) est identique à la moyenne nationale, l’utilisation du préservatif est plus fréquente dans la région (94 %) qu’en France. Par contre, le recours au dépistage du VIH est une démarche moins répandue. Les Pays de la Loire se distinguent également par le taux de recours à l’IVG le plus faible de France : 16 IVG pour 1000 femmes de 15-24 ans sur la période 2011-2013.

Surpoids en hausse. Comme en France, la proportion de jeunes présentant une surcharge pondérable (14 % en 2010) a fortement augmenté en Pays de la Loire depuis 2005. Elle est passée de 9 % à 14 % en 2010. Et si la majorité des jeunes de la région déclarent faire du sport en dehors du temps scolaire ou du travail, les activités sur écran ont connu un fort développement au cours des dernières années.