Guillaume Gillet et Youssouf Sabaly
Guillaume Gillet et Youssouf Sabaly — AFP

INTERVIEW

FC Nantes: «On est encore un peu sur notre petit nuage !», reconnaît Guillaume Gillet

Le milieu de terrain belge du FC Nantes a déjà réussi à se rendre indispensable depuis son arrivée début janvier. Il est un des hommes clés de la réussite actuelle des Canaris (6e de L1)...

C’est un peu le porte-bonheur du FC Nantes. Depuis son arrivée début janvier à Nantes, le milieu de terrain belge Guillaume Gillet (31 ans) a été titulaire à tous les matchs.

Résultat : quatre victoires (dont une après prolongations) et deux nuls pour les Canaris. De l’avis de beaucoup (et même de ses coéquipiers), il est une des explications de l’excellente forme des Canaris. Avant d’affronter Toulouse, samedi (20 h), le Belge se confie.

Après ce succès (3-1) contre le Gazélec Ajaccio, mercredi soir, on doit bien dormir ?

Même si c’est toujours difficile de trouver le sommeil, c’est toujours plus amusant de rentrer à la maison avec un bon sentiment. D’autant que la prestation était très aboutie. On est encore un peu sur notre petit nuage. Espérons qu’on puisse y rester encore longtemps.

Si on vous dit que vous bonifiez le jeu du FCN. Vous dites quoi ?

Je dis « tant mieux ». Je m’intègre très bien dans le projet du coach. Je crois qu’il cherchait quelqu’un qui calme tout le monde quand ça va un peu moins, un joueur capable de conserver mieux le ballon, de le faire tourner. Tout ça, c’est dans mes cordes. J’essaie d’apporter ma vista à l’équipe.

Vous aimez aller dans les duels aussi…

Oui, et ça aurait pu me coûter cher durant ma carrière. J’aime aller dans les duels. Je n’ai pas peur de mettre le pied, mais je prends trop de cartons à mon sens [il est suspendu pour Bordeaux en Coupe de France après trois cartons jaunes]. Je trouve que je ne les mérite pas toujours.

On vous a vu très énervé contre Le Moigne du Gazélec Ajaccio mercredi soir…

Ce n’est jamais moi qui vais en premier vers l’adversaire… Avec Le Moigne, c’est lui qui a lancé le truc. Je ne vais pas m’abaisser devant lui. Il a été comme ça durant tout le match. Il y a des joueurs imbuvables, il en fait partie.

Nantes est 6e de L1. Mais, il y a beaucoup de prudence dans les discours ?

C’est surtout qu’on connaît notre programme. On sait qu’on vient de jouer des matchs abordables. Ce n’est pas non plus miraculeux ce qu’on fait. On fait le travail. Il y a des bonnes choses, mais on n’a pas rencontré encore les cadors, hormis peut-être Saint-Etienne ou Bordeaux. Il faut rester calme car ça serait dommage de se croire plus beaux qu’on ne l’est et de retomber très bas plus tard.

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Que pensez-vous du public nantais ?

25.000 personnes, un mercredi soir. Une ambiance de feu face à un adversaire qui ne doit pas amener normalement tant de monde que ça. Ici, on sent que les supporters viennent pour se défouler et pousser pendant 90 minutes. Nantes, c’est une ville qui vit beaucoup pour le foot. Je croise beaucoup de supporters. Ils me font des commentaires positifs. A Nantes, on sent une ardeur, une ferveur derrière le club.

Et comment se passe votre intégration à Nantes dans la vie de tous les jours ?

Je dors pour la première fois dans ma maison ce jeudi soir. J’étais bien installé au Radisson (hôtel). Après plus d’un mois, ça fait plaisir d’avoir un chez-soi et je vais pouvoir accueillir mes enfants maintenant. On se sent bien ici à Nantes. On ne m’a pas menti sur la marchandise. On m’avait dit que Nantes était une chouette ville, je découvre jour après jour que c’était vrai.