Loire-Atlantique: Ces cancers plus répandus qu'au niveau national

SANTE Plusieurs types de cancers sont surreprésentés en Loire-Atlantique par rapport à la moyenne française. Il y a toutefois des progrès…

Frédéric Brenon

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Un dermatologue nantais ausculte un patient pour detecter la presence ou non de mélanomes sur la peau.
Un dermatologue nantais ausculte un patient pour detecter la presence ou non de mélanomes sur la peau. — JS Evrard/Sipa

Il touche en moyenne 300 personnes supplémentaires et cause une cinquantaine de décès par an en Loire-Atlantique. Le mélanome est le thème choisi cette année par le comité 44 de la Ligue contre le cancer, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le cancer ce jeudi. Cette maladie de la peau, dont le facteur de risque majeur est l’exposition solaire, est en effet 40 % plus fréquente dans le département qu’au niveau national.

Un constat lié à une présence plus élevée de peaux claires à risques, mais pas seulement. « Le soleil étant beaucoup moins agressif que dans le sud, les gens ont peu le réflexe de se protéger. La vigilance est particulièrement nécessaire pour les enfants. Bien des mélanomes pourraient être évités avec des gestes simples », explique Sophie Poiroux, directrice du comité 44 de la Ligue.

Alcool et amiante pointés du doigt

Le mélanome, dont la progression commence à fléchir, n’est pas le seul cancer surreprésenté en Loire-Atlantique. C’est aussi le cas, dans des proportions importantes, des cancers du foie, de l’œsophage et lèvre-bouche-pharynx, en particulier chez les hommes. Trois spécificités pouvant être reliées à la surconsommation notoire d’alcool dans le département. Toutefois, « on observe une diminution dans le temps de la survenue de ces cancers », probablement liée à une « diminution de la consommation », positive le Dr Florence Molinié, responsable du Registre des cancers de Loire-Atlantique.

Les cancers de la plèvre (liés à l’amiante) sont également plus fréquents, de même que, dans des proportions moindres, ceux du rein, du sein, de la thyroïde et du lymphome non hodgkinien.

Moins de cancers du poumon et de l’utérus

A l’inverse, le risque de cancer du poumon (dont le facteur de risque majeur est le tabac), le plus meurtrier en Loire-Atlantique (500 décès par an), est inférieur au niveau national, même si son taux d’incidence progresse de manière « préoccupante » depuis quinze ans chez les femmes. Le cancer du col de l’utérus est, lui aussi, moins répandu qu’en France, principalement grâce à la prévention.

Globalement, 7.085 nouveaux cas de cancer et près de 3.000 décès liés à la maladie sont recensés chaque année en Loire-Atlantique.