Saint-Nazaire: Le plan de charge de STX est à son «maximum» jusqu'en 2020

ECONOMIE Les chantiers navals ont huit paquebots à livrer, sans compter les deux navires BPC Mistral et les sous-stations électriques...  

Frédéric Brenon

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Mise sur cale d'un des premiers blocs du MSC Meraviglia, le 1er février 2016à STX Saint-Nazaire.
Mise sur cale d'un des premiers blocs du MSC Meraviglia, le 1er février 2016à STX Saint-Nazaire. — F.Brenon/20Minutes

Avec l’annonce ce lundi d’un contrat portant sur deux nouveaux paquebots pour l’armateur italien MSC Croisières, le carnet de commandes des chantiers navals STX de Saint-Nazaire est considérablement rempli. Le plan de charge a même atteint son niveau maximum pour au moins quatre ans.

« Jusqu’à 2020, on ne peut prendre aucun chantier supplémentaire de navire. Le site est plein, on manquerait de place en cale », affirme Laurent Castaing, directeur de STX France. Environ 6.000 personnes travaillent actuellement aux chantiers navals nazairiens, dont 3.500 en sous-traitance, notamment étrangère. « L’effectif va rester stable », assure Laurent Castaing

Huit paquebots et deux Mistral aux chantiers navals

Au total, le carnet de commandes de STX comporte désormais huit paquebots à livrer d’ici 2020: quatre pour MSC, deux pour RCCL et deux pour Celebrity cruises. Le plus avancé d’entre eux est l’Harmony of the seas, le futur plus gros paquebot au monde, qui doit être livré en mai à l’américain RCCL. Le MSC Meraviglia, futur plus gros paquebot d’un armateur européen, sera, lui, baptisé le 1er juin 2017.

Les deux navires de guerre de type BPC Mistral promis à l’Egypte après l’annulation du contrat avec la Russie sont également toujours à quai à Saint-Nazaire. Des militaires égyptiens sont attendus prochainement pour se former. « Le calendrier est confidentiel », indique Laurent Castaing.

En vue de se diversifier, STX a aussi décroché des contrats pour la réalisation de sous-stations électriques destinées à des éoliennes maritimes du nord de l’Europe.

L’Etat actionnaire se félicite

« Il y a moins de deux ans, STX était à l’arrêt, il y avait des mesures de chômage partiel. Si nous avons pu repartir, c’est que les actionnaires ont investi, que les salariés ont été courageux et responsables en signant [des accords de compétitivité] », s’est félicité Emmanuel Macron, ministre de l’Economie.

L’Etat détient un tiers du capital de STX France. « Nous continuerons à tout faire pour que STX demeure un acteur industriel fort, pour qu’il puisse avoir beaucoup plus de visibilité sur ce qui passera au-delà de 2020 », a promis le ministre.