Estuaire s'arrête entre deux eaux

Frédéric Brenon - ©2007 20 minutes

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Trois mois après son lancement, la biennale d'art contemporain Estuaire 2007 s'achève demain soir. Conscients que tout n'a pas été rose, malgré une couverture médiatique extrêmement forte, Jean Blaise et son équipe ont souhaité prendre « dix jours de recul » avant de dresser un bilan. Il faut dire que cette première édition laisse une impression mitigée.

Très critiquée au départ en raison de son coût (7,3 millions d'euros), cet événement l'aura été encore plus après l'échec retentissant de ses deux oeuvres vedettes : Le Canard de bain géant, qui n'a jamais pu être gonflé, et la Maison dans la Loire de Lavau, retournée sur le côté au bout d'un mois et demi. Les créations présentées à Indre, Bouguenais, Couëron, sous le tunnel Saint-Félix à Nantes ou au Grand café à Saint-Nazaire, ne laisseront pas non plus de grands souvenirs au public. « Ces oeuvres sont des prototypes qui évoluent dans un environnement naturel », expliquaient les organisateurs il y a quelques semaines, ajoutant que « l'art suscite toujours le débat ».

Il n'empêche, Estuaire 2007 aura été de bout en bout populaire avec plus de 700 000 visiteurs. L'objectif de départ - 500 000 - est largement dépassé. La croisière sur la Loire a aussi fait le plein avec 46 000 billets vendus. La chambre d'hôtel place Royale, Les Anneaux de Buren sur l'Ile de Nantes, Anish Kapoor au musée des Beaux-arts, Les Habitats mobiles du Carnet ou Le Jardin étoilé de Paimboeuf auront séduit. Tant mieux, ces oeuvres,

hormis celle place Royale, restent visibles jusqu'à dimanche.

expo Plus de 50 000 personnes ont déjà vu l'exposition Rouge Baiser, sélection d'oeuvres du Frac présentée au Hangar à bananes. Compte tenu du succès, l'expo est prolongée jusqu'au 30 septembre.