Orientation des lycéens: Comment l'université de Nantes tente d'éviter les erreurs de casting

EDUCATION Différents outils sont développés par l'établissement pour éviter de surcharger des filières déjà très demandées...

Julie Urbach
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A Nantes, le 24/03/2015- Illustration etudiants a l universite, campus du Tertre, devant la fac de lettres
A Nantes, le 24/03/2015- Illustration etudiants a l universite, campus du Tertre, devant la fac de lettres — Julie Urbach / 20 Minutes

Elle prend les devants. Alors que depuis une semaine, les élèves de terminale se cassent la tête sur leurs choix d’orientation pour l’année prochaine, l’université a sorti toute une panoplie pour les aider à y voir plus clair. Demain par exemple, elle leur donne rendez-vous dans l’un de ses amphis pour un petit test ludique et interactif. Autour d’un thème donné, ils détermineront, selon ce que ça leur évoque, la filière qui serait la plus appropriée pour eux.

Loin d’une opération séduction, l’université tente en fait d’éviter les erreurs de casting. Car si moins d’un étudiant sur deux passe en deuxième année, la faute vient aussi de l’abandon. Pour y remédier, l’établissement vient juste de lancer les inscriptions pour « l’université à l’essai », qui permet aux lycéens qui le souhaitent de suivre un cours, une séance de TD, et se familiariser avec les différents campus, pendant les vacances d’hiver. Dans un mois, le 27 février, ce sera la journée porte ouverte. « C’est un moment indispensable pour échanger autour des vœux à formuler sur APB. On conseille vraiment aux parents et aux lycéens de venir à notre rencontre », assure la directrice des études et de la vie universitaire, Gwendolina Wendling.

#APB Comment savoir si l’université est faite pour vous ? Devenez étudiant d’1 jour ! https ://t.co/l6FtY0G1nx pic.twitter.com/hLnveXCzqY
— Université de Nantes (@UnivNantes) January 23, 2016

La demande explose en Staps

Car chaque année, l’établissement accueille toujours plus d’étudiants : ils seraient 38.000 cette année, soit un millier de plus qu’à la rentrée précédente. Une demande qui explose et particulièrement en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) où un tirage au sort est désormais pratiqué pour déterminer les jeunes qui garniront les amphis. L’an passé, 164 élèves ont été refusés. « C’est un système insatisfaisant mais nos moyens et nos infrastructures sont limités, se désole Arnaud Guével, directeur du département. Certains étudiants très déterminés n’ont pas de place car notre formation est encore mal identifiée ».

« On pense que c’est cool alors que c’est beaucoup de boulot, prévient Arnaud, 18 ans, en première année, qui souhaite devenir éducateur. Beaucoup pensent qu’on ne fait que du sport, alors que ça occupe à peine un quart de notre emploi du temps ».

Les autres filières qui attirent

Si la filière est dans la situation la plus « tendue », d’autres disciplines font face à de fortes demandes. Et notamment les licences de droit et de LEA, où la priorité est désormais donnée aux étudiants qui habitent dans le département ou l’académie. A la rentrée dernière, une vingtaine d’élèves avaient été refusés en première année de psychologie. « On a eu beaucoup de candidats mais finalement beaucoup de places libres après la rentrée, regrette Gwendolina Wendling, directrice des études et de la vie universitaire. On va mieux s’organiser cette année. »