La prison, une annexe de Saint-Jacques ?

Guillaume Frouin - ©2007 20 minutes

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Dans les prisons de Nantes... il y a beaucoup d'énervés. Une seconde agression en moins d'une semaine s'est produite mardi matin à la maison d'arrêt de Nantes, a-t-on appris hier de source syndicale. Vers 9 h 45, lors de la remontée des promenades, un détenu a « violemment agrippé une surveillante, rapporte Yann Hervé (Ufap-Unsa), sous prétexte qu'il ne voulait pas réintégrer sa cellule qui venait d'être fouillée ». Venu en renfort, un de ses collègues a, lui, reçu un coup de coude dans le menton.

Jeudi dernier, un autre surveillant et un responsable de la maison d'arrêt avaient été frappés au visage par un prisonnier placé en quartier d'isolement. Les deux agresseurs ont en commun de présenter de lourds antécédents psychiatriques. « De plus en plus, les prisons sont peuplées de personnes souffrant de troubles psychologiques, déplore Yann Hervé. Les personnels pénitentiaires ne sont pas formés pour gérer ce type d'individus. » L'Ufap-Unsa réclame donc leur « transfert dans des établissements spécialisés ». Contactée, la direction de la maison d'arrêt n'a pas donné suite à nos appels.