Pays de la Loire: Les premiers pas de Bruno Retailleau à la tête de la région

POLITIQUE Les conseillers régionaux se réunissent ce lundi pour une deuxième et dernière séance d'installation...

Julie Urbach

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Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire
Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire — JS Evrard/ AFP

Six semaines après le second tour des élections régionales, la nouvelle assemblée se réunira une deuxième fois, ce lundi matin, pour une dernière « séance d’installation » et pour définir son organisation. L’occasion de faire le point sur les premiers pas du nouveau patron des Pays de la Loire Bruno Retailleau, et ses priorités en ce début de mandat.

Les indemnités des élus en baisse pour faire des économies. Celui qui a plusieurs fois lancé qu’il « dégraisserait le mammouth » une fois à la tête de la région (sans remplacer systématiquement les départs à la retraite par exemple) propose la réduction de 10 % des indemnités des conseillers régionaux. Avec le vote de ce lundi, un élu touchera donc, chaque mois, la somme toujours rondelette de 2.457 euros brut (3.440 pour un vice-président), soit 200 euros de moins que lors du précédent mandat. Des efforts seront faits concernant « les repas et les voitures ».

Notre-Dame-des-Landes, sa priorité. Egalement sénateur Les Républicains, Bruno Retailleau assure multiplier les rendez-vous avec Manuel Valls à propos du dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il promet prochainement « une initiative commune et symbolique » avec les socialistes Philippe Grosvalet (président du conseil départemental de Loire-Atlantique) et Johanna Rolland (maire de Nantes), favorables comme lui au projet, pour « former une union sacrée »

Plan, pacte, grenelle… pour les prochains mois. Si le président de région semble pour l’instant prioriser le dialogue avec l’Etat, il a dévoilé des projets à vocation plus locale pour les prochains mois. Un « plan d’urgence pour l’agriculture » dans la région devrait être présenté fin février. Un « grenelle de l’apprentissage » est prévu pour le mois de mars, lors duquel devraient être présentées une dizaine de propositions dont celle de la « prime régionale de 1.000 euros » pour les PME qui embauchent un apprenti. Dans les tuyaux pour la fin du printemps, un « pacte pour la ruralité ».

Ce qu’en pense l’opposition. « Jusqu’alors, il y a eu beaucoup de déclarations faites de Paris mais très peu de présence sur le terrain. Il y a du retard à l’allumage », déplore Christophe Clergeau, chef de file du groupe socialiste. L’opposition, avec les Verts, va mettre au débat plusieurs propositions pour le nouveau règlement intérieur, voté ce lundi. Et notamment « le droit d’interpellation citoyen », qui permettrait aux habitants, si un certain nombre d’entre eux en font la demande, de porter une question au conseil régional.