FC Nantes: «Je peux faire beaucoup plus encore», explique Kolbein Sigthorsson

INTERVIEW L'attaquant islandais (25 ans) a inscrit son troisième but en L1 de la saison samedi soir face à Bordeaux (2-2), son deuxième depuis le début de l'année 2016...

David Phelippeau
— 
Nantes' Icelandic forward Kolbeinn Sigthorsson reacts after scoring a goal during the French L1 football match between Nantes and Bordeaux on January 23, 2015 at the Beaujoire stadium in Nantes, western France. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Nantes' Icelandic forward Kolbeinn Sigthorsson reacts after scoring a goal during the French L1 football match between Nantes and Bordeaux on January 23, 2015 at the Beaujoire stadium in Nantes, western France. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD — AFP

Samedi soir, lors du match nul (2-2) des Canaris, Kolbein Sigthorsson a inscrit son troisième but en L1 de la saison. Son deuxième en 2016. Au-delà de ses buts, l’Islandais semble métamorphosé dans le jeu par rapport à sa fin d’année 2015. Critiqué pour son manque d’investissement et sa surcharge pondérale en fin d’année, l’ancien avant-centre de l’Ajax retrouve peu à peu la confiance.

Comment expliquez-vous votre regain de forme ?

D’abord, je me sens bien mieux, ma blessure [à un genou] est derrière moi. Je me sens à 100 %, je ne ressens plus aucune gêne. Je me suis bien entraîné lors des 3-4 dernières semaines, et je me sens plus en forme. C’est pour ça que je suis plus performant.

Vous semblez aussi plus impliqué et mieux intégré au groupe ?

Lors des premiers mois, c’était difficile d’être positif. Je suis resté longtemps à l’hôtel, je n’arrivais pas vraiment à me débarrasser de cette blessure… C’est pour cela que je n’étais pas aussi performant que ce que j’aurais voulu. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’arriver là où je veux être.

Avant Noël, votre entraîneur Michel Der Zakarian a dit que vous n’aviez pas le bon comportement. Vous avez compris cette remarque ?

Nous en avons parlé. Je préfère ne pas en parler aujourd’hui, c’est du passé. J’ai expliqué ma situation au coach comme je vous l’explique aujourd’hui. Il a compris. Je lui ai dit que quand je serais débarrassé de ces problèmes, je lui montrerai sur le terrain. C’est ce que j’ai fait, et j’espère continuer.

Le match d’hier était-il votre meilleur avec Nantes ?

Non. J’ai envie de terminer le match [sorti à la 75e], de jouer 90 minutes. Je me sentais bien en deuxième période, même si nous n’avions que peu le ballon et si nous tentions de résister. Bordeaux nous a mis beaucoup de pression en deuxième période, mais nous avions su les empêcher de marquer, jusqu’aux dix dernières minutes. Sur un plan personnel, ma première période a été très bonne, l’une de mes meilleures mi-temps. Mais je peux faire beaucoup plus.

Vous avez joué à l’Ajax, un très grand club hollandais. Nantes a un statut différent en France, beaucoup plus « normal »…

L’Ajax est un grand club en Européen, mais ici, le championnat est meilleur, plus dur, notamment physiquement. Le football joué ici est différent. J’ai le sentiment de m’y être bien adapté car aujourd’hui, ça va de mieux en mieux. C’est beaucoup dans la tête.

>> A lire aussi: VIDEO. FC Nantes: Kolbeinn Sigthorsson peut-il devenir le grand buteur des Canaris?

Combien de buts de plus pouvez vous marquer ?

C’est une question qui revient tout le temps. C’est mieux de ne pas le dire. OK ?

C’est difficile pour un avant-centre étranger de s’imposer en France ?

Non, j’ai l’impression que l’équipe s’améliore. La première période, hier, était très bonne. Cette première mi-temps, la première contre Saint-Etienne, nous avons bien joué, bien attaqué. On doit juste être capable de le faire sur 90 minutes. C’est là-dessus que nous devons nous améliorer, jouer sur le même niveau pendant 90 minutes, ne pas prendre de buts et en marquer. Mais, je trouve que nous jouons bien.

Si vous aviez joué tout le match, vous auriez pu défendre, sur les coups de pied arrêtés…

Non, je ne peux pas dire ça. On est une équipe. Regardez ces buts, c’est beaucoup de réussite. Une tête sur laquelle l’attaquant ne voit pas le but, poteau rentrant, et un but contre son camp… Je ne peux pas pointer quelqu’un du doigt. C’est toute l’équipe qui aurait dû éviter de concéder les coups francs. Il faut être intelligent si tu ne veux pas concéder de buts.

Comment expliquez-vous que Nantes marquait aussi peu avant Noël, et a inscrit six buts en trois matchs depuis le début de l’année ? Qu’est-ce qui a changé ?

C’est difficile à dire, je ne sais pas trop pourquoi. J’ai l’impression que l’on fonctionne mieux collectivement, on se connaît mieux, et le moral de l’équipe est bon. On veut se bagarrer sur chaque match. Et puis, l’arrivée de Guillaume Gillet nous apporte de l’équilibre au milieu.