Notre-Dame-des-Landes: Bruno Retailleau au soutien des riverains anti-Zad

AEROPORT Le nouveau président de la région Pays de la Loire est allé à Notre-Dame-des-Landes réclamer, de nouveau, l'évacuation de la Zad...

F.B. avec AFP
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Bruno Retailleau à Notre-Dame-des-Landes samedi. S.Salom-Gomis/Sip
Bruno Retailleau à Notre-Dame-des-Landes samedi. S.Salom-Gomis/Sip — SIPA

Alors qu’un millier de personnes ont manifesté contre l’aéroport dans les rues de Nantes samedi après-midi, le nouveau président de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), fervent défenseur du projet, s’est rendu au même moment à Notre-Dame-des-Landes pour « témoigner son soutien » à un couple dont une maison a subi des dégradations vendredi soir.

Béatrice et Guy Lamisse, qui avaient porté à la préfecture une pétition de plus de 1.600 signatures réclamant l’évacuation de la Zad, ont été « victimes d’une opération de vendetta », a dénoncé Bruno Retailleau. Leur maison est située en bordure directe de la Zad, la future zone aéroportuaire partiellement occupée par des militants anti-aéroport.

Insultes et inscriptions sur les murs

« A ceux qui me disent que l’évacuation de la Zad est un risque, je dis que le risque est encore plus important à ne pas évacuer la Zad, parce que c’est donner le signal que l’Etat donne le dernier mot aux ultra-violents », a-t-il répété.

Je demande une nouvelle fois au 1er Ministre & au ministre de l’Intérieur d’ordonner l’évacuation de la ZAD de #NDDL https://t.co/bH6FiT2ltm
— Bruno Retailleau ن (@BrunoRetailleau) January 23, 2016

Des insultes et des inscriptions comme « la maison sera à nous bientôt » ont été taguées sur des murs à l’intérieur de la maison appartenant au couple. Les propriétaires de cette maison, qui n’est pas leur résidence principale, ont déposé plainte pour dégradations volontaires, selon la gendarmerie.

 

Guy Lamisse devant les dégradations découvertes dans sa maison AFP/JS Evrard

 

Face aux tags, les Zadistes se défendent

« Le couple a produit tellement de mensonges depuis des années que cette nouvelle histoire, qui arrive à point nommé, pourrait tout aussi bien être un montage, se défendent les occupants de la Zad dans un communiqué. Il n’est pas non plus impossible que ces personnes, qui ne cessent de propager la haine et de diffamer, finissent par susciter quelques réactions agacées dans les environs. »