Guingamp's French midfielder Lionel Mathis (L) vies with Nantes' French midfielder Adrien Thomasson during the French L1 football match Guingamp vs Nantes on January 16, 2016 at the Roudourou stadium in Guingamp, western of France. AFP PHOTO FRED TANNEAU
Guingamp's French midfielder Lionel Mathis (L) vies with Nantes' French midfielder Adrien Thomasson during the French L1 football match Guingamp vs Nantes on January 16, 2016 at the Roudourou stadium in Guingamp, western of France. AFP PHOTO FRED TANNEAU — AFP

INTERVIEW

FC Nantes : «Les coachs ont été obligés d'élever la voix [à la pause]», reconnaît Adrien Thomasson

Samedi soir, les Nantais, pourtant menés (2-0) à la pause, ont réussi à revenir de Guingamp avec le point du match nul (2-2)...

La série d’invincibilité s’étire encore pour le FCN. Menés (2-0) à la pause à Guingamp, les Canaris ont réussi à arracher le nul (2-2) grâce à un but de Sabaly dans le temps additionnel, samedi. Nantes reste sur huit matchs sans défaite toutes compétitions confondues (6 nuls et 2 victoires). Entretien avec un des acteurs importants du nul guingampais : Adrien Thomasson.

Certains parlent d’un match nul miraculeux [Guingamp aurait pu bénéficier de deux penaltys] ?

Je ne pense pas que c’est un miracle. Certes, on est revenu à la fin. En première période c’était compliqué, puisqu’au-delà des deux buts encaissés, on a concédé des situations pour prendre un troisième but. Mais, nous avons attaqué la deuxième période avec de meilleures intentions. On a eu la possession et les meilleures situations. Même si on n’a pas eu de grosses situations, on aurait pu égaliser avant le temps additionnel.

Beaucoup de joueurs évoquent qu’à la pause, vous aviez conscience de pouvoir revenir…

C’est nouveau car on n’avait jamais fait ça auparavant [remonter deux buts]. A la mi-temps, on s’est dit que Guingamp avait su nous mettre deux buts, on pouvait donc aussi le faire. Même si nous n’avions pas été très dangereux en première période, on sentait qu’il y avait des espaces à bien exploiter pour revenir. Même s’il y avait de l’agacement, on a gardé confiance car on sentait que l’on pouvait le faire.

Les coachs ont poussé un coup de gueule à la pause ?

Oui, ils ont été obligés d’élever la voix. Mais c’était normal.

Que vous ont-ils reproché ?

De mal jouer tant défensivement qu’offensivement. C’était vrai. Quand on avait le ballon on ne l’utilisait pas bien. Les pertes trop rapides de balle créaient des situations de contre-attaques de Guingamp, qui a en plus marqué très vite.

Comment expliquez-vous cette capacité nouvelle à revenir dans les matches alors que le plus souvent dans ces situations on vous voyait baisser la tête ?

Le vestiaire vit très bien. Même dans les moments difficiles, on ne s’embrouille pas les uns avec les autres. On reste soudé. On essaie de trouver les solutions. Après, comme nous avons déjà réussi à revenir contre Toulouse (1-1) ou Saint-Etienne (2-1), ça nous aide mentalement.

Votre replacement dans le cœur du jeu a permis une meilleure maîtrise…

En première période, les Guingampais nous pressaient assez haut. On avait donc moins le temps pour ressortir les ballons. Après la pause, comme ils menaient, ils nous attendaient davantage. Le fait d’être dans le cœur du jeu m’a donné plus de temps pour trouver assez bien les attaquants et les milieux excentrés. Peut-être que ça a favorisé le jeu.

L’impact de Guillaume Gillet semble déjà important ?

Il nous fait un bien considérable. Surtout dans la récupération du ballon, on sent qu’il est déterminé. Il utilise aussi très bien le ballon. Il a de très grandes qualités qui vont nous apporter. En plus, il s’investit. Le coach attend aussi qu’il parle aux joueurs. On est un groupe jeune, donc on a besoin d’éléments comme lui. Il va nous faire du bien.

Vous restez ainsi sur huit matches toutes compétitions confondues sans défaite…

C’est une belle série, mais il manque des victoires. Les matchs nuls ne nous font pas trop avancer au classement. Après, on voit qu’on ne lâche pas les matchs, à l’image de samedi à Guingamp. Il faut prolonger cette série le plus longtemps possible.

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