FC Nantes : «J'ai pas mal tiré sur la corde...», avoue Lorik Cana

INTERVIEW Le défenseur central du FCN n'a plus foulé une pelouse depuis le 5 décembre, mais il n'en prend pas ombrage car il avait besoin de souffler...

David Phelippeau

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Le défenseur central Lorik Cana.
Le défenseur central Lorik Cana. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Il n’a plus joué depuis le 5 décembre, et un nul (1-1) au Gazélec Ajaccio. Suspendu contre Toulouse (le 12 décembre), le défenseur albanais du FCN Lorik Cana n’a pas rejoué lors des trois derniers matchs des Canaris (deux fois remplaçant et une fois laissé au repos à la maison). En son absence la charnière centrale Vizcarrondo-Djidji a donné des gages de satisfaction. Compte tenu de son statut de cadre, comment Lorik Cana vit-il sa situation ?

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Comment vivez-vous ce début de saison contrastée (11 titularisations entre septembre et décembre) ?

J’ai pas mal joué sur la première partie de saison. De septembre à décembre, j’ai enchaîné les matchs entre le FCN et la sélection. J’ai subi beaucoup de charges, de contraintes physiques et de voyages.

Votre absence actuelle est donc logique…

Je refais un travail de fond pour me reconstruire des bases. J’essaie de me remettre bien physiquement. Ce sont ceux qui se sentent le mieux pour jouer qui sont appelés par le coach.

Est-ce vrai que vous avez demandé à ne pas jouer à Lorient mi-décembre sur synthétique ?

Oui, le synthétique, j’ai mis un veto. J’ai peur d’avoir un peu mal partout. Genou, dos… L’année dernière, en Italie, j’ai dû jouer sur synthétique car il manquait beaucoup de monde. J’ai mis un mois à revenir. J’ai subi un mois de problèmes au dos. Heureusement, ici, j’ai un super rapport avec le coach, le staff médical et la direction. Ils sont assez cool avec moi.

Vous ne prenez donc pas ombrage de ne pas jouer ?

Au contraire. Ça fait plus de quatre mois que je suis là. Je me sens bien ici. Je prends du plaisir à jouer, mais aussi au quotidien à m’entraîner. A moi d’être physiquement prêt pour supporter les contraintes des matchs et apporter encore. Je sais que j’aurai la possibilité de pas mal jouer jusqu’à la fin de la saison. J’en ai parlé avec le coach. Il ne me demande pas de jouer tous les matchs. Mon objectif est d’aider le club au quotidien, bien finir la saison et bien préparer l’Euro.

Justement, ça passe par quoi une bonne préparation de l’Euro ?

Savoir ne pas se griller physiquement et avoir un temps de jeu qui doit me permettre d’avoir du rythme. Comme j’ai pas mal tiré sur la corde entre septembre et décembre, là, je souffre un peu physiquement. J’ai besoin de refaire des bases. Je suis sûr que j’arriverai dans des bonnes conditions cet été.

Avez-vous des échanges avec le sélectionneur albanais sur votre situation ?

Par rapport à mon vécu, il me laisse gérer. Même quand j’ai connu des périodes durant lesquelles je ne jouais pas, il me laissait me préparer. Je ne peux pas participer à tous les matchs ici, mais je ne peux pas non plus arriver à l’Euro en ayant deux matchs dans les jambes. A Nantes, je suis dans l’endroit parfait pour trouver le bon dosage.