Aéroport Notre Dame des Landes: Bruno Retailleau et Philippe Grosvalet haussent le ton après la manifestation

POLEMIQUE La manifestation des anti-aéroport sur le périphérique nantais aura au moins permis de mettre d'accord le président de la région Pays de la Loire et celui du département de Loire-Atlantique...

Frédéric Brenon

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Des dizaines de tracteurs ont investi le périphérique en bas du pont de Cheviré samedi. Certains ont dû être délogés dans la nuit par les forces de l'ordre. JS Evrar
Des dizaines de tracteurs ont investi le périphérique en bas du pont de Cheviré samedi. Certains ont dû être délogés dans la nuit par les forces de l'ordre. JS Evrar — AFP

De nombreuses voix se sont élevées ce week-end, à droite comme à gauche, pour dénoncer la manifestation des anti-aéroport sur le périphérique nantais et le pont de Cheviré. Le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, a ainsi vivement critiqué le « comportement inacceptable d’une petite partie des manifestants extrémistes qui ont tenté par la force de bloquer une infrastructure vitale pour notre territoire ».

Grosvalet réclame des travaux « dès février »

« Ces agissements ne sont plus tolérables dans un Etat de droit. Je ne puis accepter qu’une telle situation perdure depuis maintenant trop longtemps dans notre département », s’agace le président socialiste. Excédé, il appelle François Hollande à démarrer les travaux « dès février 2016 ».

« Conformément à vos engagements toutes les procédures juridiques concernées par l’accord de mai 2012 ont été épuisées », avance-t-il, tandis que les anti-aéroport considèrent, eux, que l’accord prévoyait d’attendre l’épuisement des appels formulés contre les recours (rejetés).

Retailleau se réjouit d’une « première victoire »

Quant au président de région, Bruno Retailleau (Les Républicains), il considère l’évacuation des manifestants et tracteurs par les forces de l’ordre comme « une première victoire contre les Zadistes ». « Elle en appelle une autre : seule l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes permettra de rétablir l’Etat de droit et de lancer les travaux de l’aéroport », insiste le nouveau patron des Pays de la Loire.

« Notre-Dame-des-Landes, c’est le symbole des blocages français qui font progresser le chômage et la défiance dans la parole publique. C’est pourquoi je ne lâcherai rien sur ce dossier. » Bruno Retailleau avait indiqué quelques heures avant la manifestation de samedi qu’il annoncerait « dans les jours qui viennent des mesures fortes pour dénoncer cette situation intolérable et faire pression sur l’Etat ».