La Loire-Atlantique est le département où les petites communes sont le plus rares

DEMOGRAPHIE La Loire-Atlantique compte seulement 2% de communes de moins de 500 habitants, contre 54% au niveau national...

Julie Urbach

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L'entrée de la commune de Mouais
L'entrée de la commune de Mouais — capture d'écran Google street view

Juigné-des-Moutiers, Soulvache, Mouais et Petit-Auverné. Les petites communes (c’est-à-dire celles qui comptent moins de 500 habitants) se comptent sur les doigts d’une main en Loire-Atlantique. C’est ce que vient de révéler l’Insee, dans une nouvelle publication. Selon l’institut, le département est même celui où la proportion de petites communes est la plus faible (en dehors de l’Ile-de-France) : cette caractéristique ne concerne en effet que 2 % des villes.

Dans les Pays de la Loire, une commune sur quatre compte moins de 500 habitants, alors que c’est le cas pour plus de la moitié des communes en France. Elles sont 10 % en Vendée, 38 % en Sarthe et 44 % en Mayenne.

Comment l’expliquer ?

Selon l’Insee, leur nombre a globalement diminué au cours des 50 dernières années mais davantage en Pays de la Loire qu’au niveau national. L’explication réside d’abord dans une croissance démographique de la région particulièrement dynamique, observée aussi bien dans les grosses agglomérations que dans les plus petites communes, depuis 1990, dès la fin de l’exode rural. Une tendance toujours vérifiée entre 2008 et 2013.

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Par ailleurs, 35 communes de moins de 500 habitants ont disparu dans la région depuis 1968 en raison de fusions. Une tendance qui pourrait s’amplifier alors que plusieurs communes exécutent ou étudient en ce moment ce scénario. L’Insee estime que 170 communes pourraient disparaître, « dont une vingtaine de moins de 500 habitants ».