FC Nantes: «Le souvenir du public nantais a joué dans mon choix...», glisse Guillaume Gillet

INTERVIEW Le milieu de terrain belge (31 ans) a été présenté à la presse, ce mercredi midi, à la Jonelière...

David Phelippeau

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Guillaume Gillet, entouré de Franck Kita, DG du FCN et du coach Michel Der Zakarian.
Guillaume Gillet, entouré de Franck Kita, DG du FCN et du coach Michel Der Zakarian. — D. Phelippeau / 20 Minutes

Franck Kita, le directeur général délégué du FCN, se dit « assez fier » de son coup. Guillaume Gillet (31 ans), transfuge d’Anderlecht, a enfin posé ses valises à Nantes. Enfin, car l’été dernier, l’affaire aurait très bien pu se ficeler avec ce milieu de terrain international belge, dont le staff technique et la direction attendent beaucoup pour l’avenir. Entretien.

Pourquoi avez-vous choisi le projet nantais ?

La Ligue 1, c’était un pari l’année dernière à Bastia [il a passé un an en Corse en 2014-2015]. C’était un choix pas facile à l’époque. Mais, j’ai vraiment apprécié ce championnat-là. Je m’étais bien intégré là-bas. Pour moi, revenir en France était le meilleur choix. J’ai eu quelques propositions exotiques, mais le sportif était le plus important. Nantes a montré le plus de volonté pour me faire venir.

Ça doit être un crève-cœur pour vous de quitter un club dans lequel vous jouez depuis 2008…

C’est une grosse page de ma carrière qui s’est tournée après huit saisons là-bas. J’ai eu droit à des adieux émouvants. Je suis soulagé d’être parti de là-bas par la grande porte. C’est un pas en avant pour moi de venir ici. C’est un nouveau challenge. J’avais besoin de nouveaux objectifs pour encore produire de belles choses.

Pourquoi avez-vous apprécié la Ligue 1 pendant votre saison à Bastia ?

Je l’ai appréciée sur le terrain et en dehors. J’ai découvert des nouveaux stades, beaucoup de public. La L1 est un niveau au-dessus du championnat belge. Il y a des équipes belges qui pourraient se battre en haut de tableau de L1 mais pas beaucoup. Chaque semaine ici, les matchs sont difficiles et ils se jouent sur des détails.

Vous êtes polyvalent. Mais, quel est votre vrai poste ?

Je peux jouer partout sauf gardien de but. Je suis un milieu de terrain, plus un 6 ou un 8.

Pourquoi êtes-vous resté aussi longtemps à Anderlecht ?

Parce que quand j’ai commencé le foot à 5 ans, mon papa m’avait acheté mon premier maillot d’Anderlecht. Il m’avait dit qu’il fallait être supporter de cette équipe-là car elle gagnait tout. C’était un rêve pour moi d’arriver dans ce grand club, remporter tous ces titres et jouer la Ligue des champions. C’est une histoire d’amour. J’aurais pu changer de direction pendant toutes ces années, mais Anderlecht n’a pas voulu me laisser partir. Moi, je n’ai pas voulu aller au bras de fer avec le club de mon cœur. C’est pour ça que je suis resté aussi longtemps.

Quel souvenir gardez-vous de votre match la saison dernière avec Bastia à la Beaujoire ?

J’étais sur le banc. On avait gagné 0-2. Je retiens un public incroyable derrière son équipe pendant 90 minutes malgré la défaite et ça, ça m’a fait réfléchir. Ça a joué aussi dans mon choix de voir ce public présent dans les bons et mauvais moments…

Vous avez dans un coin de votre tête l’Euro 2016 ?

Oui, dans six mois, l’Euro se passe en France. C’est une bonne chose pour moi d’aller à l’étranger. Cela permet d’être plus en vue. Je vais devoir faire une grosse deuxième partie de saison si je veux être dans le groupe pour l’Euro. C’est un objectif qui passera par de bonnes prestations ici avec le FC Nantes.

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