Propos choquants sur les gens du voyage: La condamnation du maire de Cholet annulée

JUSTICE La cour de cassation annule la condamnation de Gilles Bourdouleix pour avoir déclaré qu'Hitler n'avait «peut-être pas tué assez» de gens du voyage...

F.B. avec AFP
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Le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix (ex-UDI)
Le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix (ex-UDI) — JS Evrard/AFP

Il avait déclaré au sujet des gens de voyage qu’Hitler « n’en avait peut-être pas tué assez ». Des propos choquants qui avaient valu au député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix (ex-UDI), une condamnation à 3.000 euros d’amende. Mais ce mardi, la cour de cassation a décidé de casser et d'annuler la sanction prise par la cour d’appel d’Angers en 2014.

Dans la mesure où le délit d’apologie de crime contre l’Humanité ne peut être constitué que si les propos ont été « proférés », la cour de cassation a estimé que c’est à tort que la cour d’appel avait condamné Gilles Bourdouleix, qui les a tenus « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics ».

Propos glissés à un journaliste puis publiés

Le maire de Cholet avait glissé ces propos à un journaliste du quotidien régional Le Courrier de l’Ouest, le 21 juillet 2013, au cours d’une altercation sur un terrain agricole de sa commune occupé illégalement par plus d’une centaine de caravanes de gens du voyage et alors qu’il venait d’être la cible de saluts nazis et d’accusations de racisme.

Publiée le lendemain, la déclaration avait créé un tel tollé en France que Gilles Bourdouleix, maire de Cholet depuis 1995 et député depuis 2002, avait été contraint de quitter l’UDI.