Notre-Dame-des-Landes: Les procédures d'expulsion contre des habitants historiques stoppées

JUSTICE Quatre exploitants agricoles et onze familles habitant sur le site du projet étaient convoqués devant le tribunal de Nantes, jeudi...

20 Minutes avec AFP

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Les opposants devant le tribunal de Nantes, ce jeudi matin / AFP / Georges GOBET
Les opposants devant le tribunal de Nantes, ce jeudi matin / AFP / Georges GOBET — AFP

Elles devaient être examinées par la justice ce jeudi. Une filiale de Vinci, concessionnaire du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a accepté le retrait de procédures d’expulsion visant quatre exploitants agricoles et onze familles habitant sur le site du projet contesté.

Aéroports du Grand Ouest, concessionnaire du futur aéroport, avait délivré des assignations en référé (procédures d’urgence) pour demander l’expulsion immédiate de ces locataires et propriétaires vivant sur la « Zad » de Notre-Dame-des-Landes, sous peine d’une astreinte de 200 euros par jour. Son avocat avait justifié avoir « été contraint par le calendrier opérationnel », l’Etat ayant décidé fin octobre « de lancer les travaux pour le début de l’année 2016 ».

Réinscription au rôle début 2016

Le juge de l’expropriation ayant refusé une demande de renvoi, formulée par les avocats des expropriés et acceptée par Vinci dans une « volonté d’apaiser les consciences », les parties ont consenti à réclamer le retrait de ces procédures du rôle du tribunal, provoquant son désaississement. « Nous demanderons une réinscription au rôle au début de l’année 2016, en janvier, en respect du calendrier fixé par l’Etat », a indiqué lors de l’audience l’avocat d’AGO, Tadjdine Bakani.

« Si AGO persévère, nous nous défendrons. Mais à ce stade, l’affaire est éteinte », a réagi l’un des avocats des expropriés, Erwann Le Moigne, dénonçant une « volonté précipitée de vouloir expulser avant Noël, une décision absurde, inhumaine ».

Une manifestation devant le palais de justice

Quelque 700 personnes, selon la police, accompagnées de six tracteurs, ont répondu à son appel à un rassemblement en fin de matinée devant le palais de justice, « à visage découvert et à mains nues ».

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, destiné à remplacer celui de Nantes-Atlantique, devait initialement être inauguré en 2017.