Régionales en Pays de la Loire: Les décideurs économiques «préoccupés» par l'accord PS-Verts sur l'aéroport

POLITIQUE Après les patrons régionaux, c'est la CCI qui se déclare inquiète de l'accord PS-EELV et son volet concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes...

Frédéric Brenon

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Bruno Hug de Larauze et Jean-François Gendron.
Bruno Hug de Larauze et Jean-François Gendron. — F.Brenon/20Minutes

Après les chefs d’entreprise des Pays de la Loire (Medef et CGPME) mardi soir, c’est au tour de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’exprimer ce mercredi matin sa « grande préoccupation » au sujet de l’accord politique PS-Verts conclu lundi soir entre Christophe Clergeau et Sophie Bringuy dans l’optique du second tour des élections régionales en Pays de la Loire.

Plus que la fusion des deux listes, c’est le texte commun évoquant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui inquiètent les décideurs. Une « étude indépendante sur l’optimisation de Nantes-Atlantique » est en effet proposée. Le texte considère aussi « incompréhensible l’accélération brutale des procédures d’expulsion de familles et d’agriculteurs habitant légalement sur le site ».

La CCI craint « un moratoire déguisé »

« On dépasse les bornes. Cet accord brouille le message autour du nouvel aéroport qui est un grand équipement nécessaire au dynamisme de la région », regrette Bruno Hug de Larauze, président de la CCI Pays de la Loire. « On craint un moratoire déguisé du projet, comme l’a fait entendre Mme Bringuy », complète-il.

>>Lire aussi: La synthèse du premier tour en Pays de la Loire

Jean-François Gendron, président de la CCI Nantes Saint-Nazaire, conteste la pertinence et l’ambiguïté de l’étude indépendante proposée. « Si c’est une étude pour savoir comment optimiser Nantes-Atlantique jusqu’à son transfert, elle est inutile. On n’a pas besoin d’une étude pour savoir gérer l’aéroport. Si c’est une étude pour essayer de démontrer que l’aéroport actuel doit être conservé à tout prix, ça, c’est lamentable. » « Les acteurs économiques ont besoin d’être rassurés. Là, on est en train de revenir à l’irrationnel », peste-il.

La CCI en appelle à l’Etat. « C’est avant tout un sujet d’Etat. C’est à lui de reprendre position », indique Bruno Hug de Larauze.