Nantes: Ils volaient des cartes bancaires au McDonalds

FAITS DIVERS Quatre individus qui opéraient en bande, ont été interpellés, jeudi, accusés de voler les cartes bancaires dans un fast-food selon un mode opératoire bien rodé…

Gilles Durand

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Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — G. Varela / 20 Minutes

Le mode opératoire était bien rodé. Quatre hommes, âgés de 33 à 40 ans et de nationalité roumaine, ont été interpellés par la Sûreté départementale de Nantes, jeudi, alors qu’ils s’apprêtaient à dérober la carte bancaire d’un client dans un fast-food, selon la police.

Depuis le 27 octobre, la police avait constaté une recrudescence des vols de cartes bancaires avec un point commun : la dernière transaction figurant sur le relevé de compte de la victime était un achat au McDonalds de la place du Commerce. Six victimes avaient été identifiées pour un préjudice de 2.800 euros. Elles étaient toutes passées par les bornes de commande et de paiement automatiques du fast-food.

Repérer le code confidentiel

Un dispositif de surveillance était mis en place aux abords du McDo, jeudi, à partir de midi. Il a permis de comprendre le mode opératoire des quatre mis en cause. Ces derniers arrivaient à midi et se mettaient derrière les files d’attente des bornes. Ils se collaient aux clients pour repérer le code confidentiel tapé par la victime. Faisant mine d’être au téléphone, ils pouvaient taper et mémoriser sur le portable le code confidentiel de la carte bancaire. Ils se faisaient un geste quand ils avaient réussi à obtenir le code.

Pris en flagrant délit

La deuxième phase consistait à dérober la carte bancaire, notamment aux étudiants qui remettaient leur portefeuille dans leur sac à dos. L’un des quatre individus était en train d’ouvrir la poche du sac à dos lors de son interpellation. Si la carte était rangée dans la veste, la petite bande s’installait derrière la victime pour lui faire discrètement les poches.

Les quatre individus suspects ont été placés en garde à vue. Même s’ils ne reconnaissent pas les faits malgré la vidéosurveillance de l’établissement, ils seront déférés au parquet de Nantes, ce samedi, et doivent passer en comparution immédiate, lundi 7 décembre.