FC Nantes: «Les arbitres m’ont dit qu’ils seraient cléments», souffle Michel Der Zakarian

FOOTBALL L'entraîneur nantais a été expulsé, lors de Nantes-Lyon (0-0), pour s'en être pris vertement au quatrième arbitre... Que risque-t-il vraiment ?

David Phelippeau

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L'entraîneur nantais Michel Der Zakarian.
L'entraîneur nantais Michel Der Zakarian. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

ll n’a pas pu contenir sa rage. Lors de Nantes-Lyon (0-0), mardi soir, l’entraîneur nantais Michel Der Zakarian « pète les plombs » à la 38e minute de jeu. Il estime à ce moment-là que sa formation a été privée au moins d’un penalty. Devant son banc, dans sa zone technique, il se retourne brutalement et court furieux jusqu’à se retrouver dans les bras du… quatrième arbitre. Il laisse alors échapper sa frustration au « nez » de ce dernier. Quasiment front contre front. Quelques secondes plus tard, l’arbitre principal expulse le coach nantais.

Il se défend en disant qu’il a glissé…

« Je croyais qu’il y avait penalty et j’ai glissé sur le quatrième arbitre, s’est-il justifié devant la presse après la rencontre. Il n’y a rien de méchant, même si j’ai parlé fort à ses oreilles… » Mercredi midi, lendemain de match, l’entraîneur nantais maintient sa version. « Le quatrième arbitre est dans ma zone. Je suis surpris de le voir ici et je glisse. Je finis par le prendre dans mes bras… »

Sans doute inquiet d’être sanctionné (durement), Der Zakarian avoue être allé à la mi-temps et à la fin du match discuter avec les arbitres. « Il faut voir le rapport [rédigé par l’arbitre], mais ils m’ont dit qu’ils seraient cléments, se rassure Der Zakarian. Je n’ai pas eu de mots agressifs. J’ai juste contesté, je croyais qu’il y avait penaly sur le tir d’Iloki alors qu’il n’y avait pas main [donc pas penalty]… Il n’y avait aucune agressivité de ma part. »

Les arbitres ont dit qu’ils seraient cléments

Légitimement, Michel Der Zakarian veut à tout prix minimiser son coup de sang, mais il n’est pourtant pas l’abri de prendre plusieurs matchs de suspension. Tout va dépendre de ce que l’arbitre a écrit dans le rapport. Der Zakarian est un entraîneur impulsif, sanguin, mais rarement méchant. Il a déjà fréquenté la Commission de discipline depuis plusieurs saisons. En janvier 2014, il avait par exemple écopé de quatre matches de suspension (dont deux pour révocation de sursis) après avoir contesté une position de hors-jeu.

Six mois ferme ?

En attendant, selon le règlement disciplinaire de la FFF, pour ce genre d'attitude, soit «une bousculade volontaire à l'encontre d'un officiel au cours de la rencontre» (article 2.9.I.A), la sanction est de six mois ferme. En 2000, par exemple, quand il était à Bastia, Frédéric Antonetti était un entraîneur à sang chaud aussi (il l’est toujours au passage). Il avait écopé de six mois de suspension (finalement ramenés à trois) pour avoir houspillé puis légèrement bousculé un quatrième arbitre lors d’un Bastia-Strasbourg.

 

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