PHOTOS. Nantes: Le restaurant L'Atlantide déménage et s'offre un belvédère sur la Loire

GASTRONOMIE Seul restaurant étoilé nantais, L'Atlantide quitte la CCI pour s'installer butte Sainte-Anne dans le manoir de l'Hermitage...

Frédéric Brenon

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L'Atlantide 1874 s'est installé dans le manoir de l'Hermitage, butte Sainte-Anne à Nantes. Lancer le diaporama
L'Atlantide 1874 s'est installé dans le manoir de l'Hermitage, butte Sainte-Anne à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

« On est pratiquement complet, midi et soir, depuis l’ouverture. Les retours des clients sont également très encourageants. » Jean-Yves Guého, chef de la seule table nantaise étoilée au Guide Michelin, ne cache pas sa satisfaction. Installé depuis trente ans au sein du bâtiment de la chambre de commerce et d’industrie, son restaurant, l’Atlantide, a déménagé courant novembre pour s’installer butte Sainte-Anne.

L’établissement a choisi le manoir de l’Hermitage, une imposante demeure surplombant la Loire, pour se relancer. Et se rebaptiser en Atlantide 1874, « la date de restauration qu’on a retrouvé gravée sur une pierre en tuffeau », raconte Jean-Yves Guého.

Panorama exceptionnel

« J’avais découvert le bâtiment lors des Journées du patrimoine il y a dix ans et j’ai de suite eu un coup de cœur, explique le chef. Le panorama sur le fleuve, l’île de Nantes, Trentemoult, est exceptionnel. J’avais aussi envie d’être propriétaire de mon propre outil. »

Le bâtiment, construit en 1861, a donc été racheté 495.000 euros à la mairie de Nantes alors qu’il était inoccupé depuis plusieurs années. Plus de deux millions d’euros de travaux ont ensuite été réalisés pour créer, entre autres, une grande salle avec terrasse, deux salons, une galerie vitrée, ainsi que quatre chambres d’hôtes.

 

La salle offre un point de vue unique sur la Loire - F.Brenon/20Minutes

 

De quoi viser une deuxième étoile

« C’était un chantier atypique sur un bâtiment très dégradé. Il a fallu créer une extension, valoriser la pierre et les boiseries, ouvrir des murs pour libérer la vue », explique Laurent Le Voyer, architecte chez AIA associés.

« Le résultat va au-delà de mes espérances. Le maximum a été tiré de l’endroit. Il offre beaucoup de possibilités », apprécie Jean-Yves Guého. De quoi aller chercher une deuxième étoile ? « Le lieu est dimensionné pour, mais ce n’est pas mon objectif », répond le chef. Avant de préciser : « Mais si elle vient, je la prendrai ».