FC Nantes: « Je ne fais pas d'un match, une affaire personnelle», explique Lucas Deaux

INTERVIEW Pour la venue de Bastia, samedi (20 h), Lucas Deaux, qui est en fin de contrat en juin prochain, devrait commencer la rencontre au milieu du terrain…

David Phelippeau
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Le milieu de terrain Lucas Deaux, ici avec Yacine Bammou.
Le milieu de terrain Lucas Deaux, ici avec Yacine Bammou. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Pour la venue de Bastia, samedi (20 h), Lucas Deaux devrait retrouver son poste de prédilection au cœur du jeu. Rongier, B. Touré et Thomasson blessés, Gomis suspendu, l’ancien Rémois devrait être de retour au milieu du terrain aux côtés d’Alejandro Bedoya peut-être. Il explique comment il vit ce va-et-vient entre la défense centrale et l’entrejeu et réfute penser trop à son avenir.

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Quelles sont les différences notables entre le poste de défenseur central et celui de milieu de terrain ?

J’ai plus de temps pour jouer quand je suis derrière, mais je suis moins porté vers l’avant. Après, derrière, s’il y a un oubli c’est directement préjudiciable.

C’est difficile de passer d’un poste à l’autre ?

A l’entraînement, un coup, je joue derrière, un coup, je joue au milieu. J’aimerais bien être fixé un peu plus longtemps à un poste et ne pas changer aussi souvent que ça. Ça ne me dérange pas de jouer à ces deux postes, mais j’aimerais changer moins souvent pour avoir des meilleurs repères.

Ce n’est donc pas un avantage d’être polyvalent à vous entendre ?

Si. Mais le fait de changer extrêmement souvent, c’est difficile au bout d’un moment. Passer d’un poste de milieu de terrain à un poste de défenseur central, c’est plus facile que l’inverse. En effet, le rythme baisse dans un sens et augmente dans l’autre.

Avec toutes les absences, vous avez une chance de jouer au milieu…

Après dix blessés et douze malades (rires), je vais peut-être enfin jouer. On verra. A moi d’être performant et de ne pas avoir de regrets.

Avec cette avalanche de blessures au milieu, on espère que vous n’êtes pas superstitieux ?

Ce n’est pas de la superstition. Il y a une part de chance, une part de professionnalisme. Je connais mon corps maintenant et ça me permet depuis quelques années de ne pas être trop blessé. C’est dans ces moments-là que je me dis que ne pas se blesser souvent est une qualité.

C’est une aubaine pour vous de pouvoir enfin jouer au milieu du terrain. Dans un mois vous êtes libre de signer où vous le souhaitez (fin de contrat en juin). Il est important de vous montrer ?

Je l’attendais cette question. Je ne fais pas d’un match une affaire personnelle. Le principal est de gagner car on reste sur deux défaites. Je pense à réaliser un bon match, mais pas dans l’optique de me dire qu’il faut que je me montre.