HBC Nantes: Comment le « H » est sorti de sa crise?

HANDBALL Le HBC Nantes, qui accueille Dunkerque ce mercredi (20 h 30) à la Trocardière, était moribond début octobre. Il est désormais invaincu depuis sept matchs...

David Phelippeau

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Les Nantais ont retrouvé la joie de jouer et de gagner.
Les Nantais ont retrouvé la joie de jouer et de gagner. — Sylvain ARTU / Air pictures

La crise aura été violente, mais assez courte à l’échelle d’une saison. De fin septembre à mi-octobre, les Nantais, défaits trois fois, traversent une immense crise de résultats et de confiance. Le 7 octobre, au soir d’une défaite (23-27) contre Saint-Raphaël, l’entraîneur Thierry Anti ne dissimule pas son désarroi, son impuissance. « J’espère qu’on a touché le fond… », lâche-t-il, totalement abasourdi.

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Un mois et demi plus tard, c’est un HBCN, revigoré par une série de sept matchs sans revers (4 succès et 3 nuls), qui accueille, ce mercredi soir (20 h 30) Dunkerque à la Trocardière. Comment ce club, peu habitué à la crise de résultats depuis son accession à l’élite en 2008, s’est remis la tête à l’endroit ? 

Beaucoup d'arrivées cet été, des automatismes à trouver

« On est une équipe jeune avec beaucoup de nouveaux joueurs sur la base arrière, explique O’Brian Nyateu. Il fallait un temps d’adaptation. On s’est remis en question par rapport à nos objectifs de début de saison. » Celui de la Ligue des champions ne s’est pas envolé, il n’est qu’à quatre points pour des Nantais huitièmes au classement.

« La préparation n’a pas été ce qu’on espérait, estime l’entraîneur Thierry Anti. L’intégration des deux ou trois jeunes joueurs étrangers [Salinas, Komogorov], qui sont arrivés cet été, n’a pas été simple. Problèmes de communication et de blessure… L’ensemble n’était pas solide. »

La défaite de Saint-Raphaël a secoué tout le monde

Le coach nantais assure que la gestion humaine de la crise a contribué à ramener de la sérénité au sein du groupe. « On n’a pas paniqué. On savait où on allait. Il fallait juste plus de temps et de travail. Il fallait reprendre confiance en faisant des résultats. Le calendrier nous a permis de nous replacer [à Chartres et contre Tremblay, les deux derniers de LNH]. » La défaite contre Saint-Raphaël aurait-elle servi de déclic ? « Notre première mi-temps faisait peur, là, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose, se souvient Anti. Il fallait un discours fort mais compréhensif avec les joueurs tant ils étaient au fond du trou mentalement. On a essayé de retrouver de la joie dans le jeu et dans les entraînements. » Et les résultats ont suivi.

>> Nantes-Dunkerque, ce mercredi, 20 h 30, à la Trocardière. Venir en avance en raison du plan Vigipirate qui sera appliqué pour ce match.