Attentats à Paris: Le dessin d'un Nantais a ému le monde entier

HOMMAGE Ken, designer de 28 ans, avait réalisé un dessin lors de l’attaque du Bataclan. Son inspiration a été vue plus de 7 millions de fois…

David Phelippeau

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Le dessin de Ken a été vu pas loin de 7 millions de fois.
Le dessin de Ken a été vu pas loin de 7 millions de fois. — Dessin de Ken Bréchet

« Ce que je sais faire de mieux, c’est dessiner… » Le soir des attentats de Paris, le 13 novembre, Ken Bréchet, designer nantais de 28 ans travaillant aux Sables d’Olonne (Vendée), a couché son émotion sur une feuille. Un homme éploré, accroupi dans une mare de sang, tenant dans ses bras un drapeau tricolore.

L’illustration de Ken Bréchet. - Illustration de Ken Bréchet.

 

« Je me suis mis à la place de quelqu’un qui venait de perdre un être cher, explique-t-il. Et le drapeau car c’est la France en général qu’on venait d’attaquer. » Il mettra « 15 minutes » à réaliser son illustration. Il se souvient qu’il a l’a faite pendant « l’attaque du Bataclan ».

Quelques minutes plus tard, il publie son dessin sur Facebook. Les partages sur le réseau social se multiplient. Le site web de l’hebdomadaire Le journal des Sables le publie dès le lendemain. « Ils ont fait un record d’audience. » Un journal lorrain fait de même. Deux millions de vues.

Trierweiler et Collard…

« Beaucoup d’amis, à l’étranger, m’ont contacté pour me dire qu’il l’avait vu passer. A Boston notamment. Il a fait le tour du monde. » Ken, professeur de dessin à l’école de design de Nantes, estime que son illustration a été vue plus de 7 millions de fois. Gilbert Collard la publie sur son Facebook. Valérie Trierweiler sur son Twitter.

« Elle s'est aussi retrouvée sur la page du Front National… », souffle celui qui dessine depuis le CP. Les demandes en amis sur son compte personnel Facebook affluent.

« J’ai reçu beaucoup de remerciements, confie-t-il tout étonné. J’ai même une famille d’une victime qui m’a remercié pour la justesse de l’émotion. Je leur ai répondu que je ne cherchais à parler qu’à mes amis. C’est particulièrement étrange d’être lié à l’émotion de gens qu’on ne connaît pas. »