FC Nantes: «Le 11 septembre 2001, j'étais en cours de biologie...», raconte Alejandro Bedoya

INTERVIEW Le milieu de terrain américain Alejandro Bedoya a été très marqué par les attentats de Paris. Ils lui ont rappelé ce qu'ils avaient vécu en 2001...

David Phelippeau

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Le milieu de terrain Alejandro Bedoya face à l'ancien Marseillais Morel.
Le milieu de terrain Alejandro Bedoya face à l'ancien Marseillais Morel. — David Vincent/AP/SIPA

Sur les douze minutes d’entretien, il n’aura été question finalement que deux ou trois minutes de foot. Le milieu de terrain étasunien Alejandro Bedoya, en français, est revenu sur les attentats de Paris. Des événements qui l’ont ramené quatorze ans en arrière.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avec tout ce qu’il se passe ?

On pense à toutes les victimes et les familles touchées. Moi, en tant qu’Américain, ça me rappelle le drame des attentats de 2001. Tout le monde connaît le Bataclan à Paris. La musique fait partie de la culture française, tout comme aller boire un verre avec des amis dans un bar. C’est incroyable qu’en 2015, quand tu sors avec tes proches ou ta famille, tu peux te dire que tout peut arriver. Mais, comme l’a dit le président Hollande, la vie continue. On continue le sport, on continue à profiter du moment le mieux possible.

Où étiez-vous en le 11 septembre 2001 ?

J’étais aux Etats-Unis. Tout le monde se souvient de ce qu’il faisait à cet instant. J’avais 14 ans et j’étais à l’école en classe de biologie. On a mis la télé après le premier crash de l’avion, puis le deuxième crash, on l’a vu en direct. C’était un choc terrible. Aucune personne de mon entourage proche n’avait été touchée.

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C’est important de jouer les matchs de L1 ce week-end ?

Oui car on envoie un message à tout le monde. Le sport, le foot, c’est ça la liberté. En jouant, on montre qu’on n’a pas peur. Quand une tragédie arrive, c’est important que tout le monde reste ensemble. Le plus important ce sont les images de solidarité et d’unité avant Angleterre-France par exemple.

Vous avez dû recevoir beaucoup de messages des Etats-Unis ?

Oui, j’ai reçu beaucoup de messages sur Facebook. Je devais aller à Paris avec famille le week-end dernier, mais j’ai préféré tout annuler.

Vous êtes blessé ou malade un mois et demi. Comment allez-vous ?

Je me sens beaucoup mieux. J’ai eu une grippe puis un autre virus. J’ai repris trop vite alors que j’étais faible. J’espère rejouer ce week-end [à Monaco]. Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas joué. Le terrain me manque. J’ai compris que le coach ne veuille pas que je reparte en sélection. Il protège le club et ses joueurs. C’était la bonne décision.