Attentats à Paris: Une marche blanche samedi dans le centre-ville de Nantes?

HOMMAGE Après les attentats parisiens, de nombreux Nantais ont exprimé l'envie d'un grand rassemblement, mais son organisation n'est pas encore bouclée...

Frédéric Brenon

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Près de 400 personnes se sont réunies lundi pour une minute de silence à l'hôtel de ville de Nantes. J-S EVRARD
Près de 400 personnes se sont réunies lundi pour une minute de silence à l'hôtel de ville de Nantes. J-S EVRARD — AFP

Y aura-t-il bientôt un rassemblement nantais en hommage aux victimes des attentats parisiens ? Depuis vendredi soir, de très nombreux Nantais expriment le besoin de partager collectivement leur émotion, comme ils avaient pu le faire assez rapidement après les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper casher en janvier.

Mais, cette fois, le contexte est différent : état d’urgence oblige, le préfet de Loire-Atlantique et Nantes métropole déconseillent tout rassemblement public. Ceux qui souhaitaient simplement déposer fleurs et bougies place Royale, comme en janvier, se sentent également frustrés car la fontaine est inaccessible en raison des préparatifs du marché de Noël.

L’état d’urgence menace-t-il nos libertés ?

5.000 inscrits sur Facebook

Pour autant, plusieurs appels citoyens à une marche blanche ce week-end en centre-ville ont été lancés sur les réseaux sociaux. Les discussions entamées avec la préfecture pourraient rapidement aboutir. « C’est sur la bonne voie, estime Sarah Ploteau, 18 ans, co-organisatrice de l’événement “Unissons nous pour Paris”, qui affiche déjà 5.000 inscrits sur Facebook. Nous voulons rendre hommage aux victimes, montrer aux familles qu’on pense à elles, montrer aussi qu’on n’a pas peur du terrorisme, qu’il faut continuer à sortir. Ces attentats touchent tout le monde, en particulier les jeunes. »

>> Lire aussi : L’absence de rassemblement crée une « grande frustration » chez les Nantais

La marche pourrait se tenir samedi à 15 h, entre Commerce et le pont-Morand. Extrêmement attentive aux conditions de sécurité, notamment aux abords du marché de Noël, la préfecture indique toutefois qu’« aucune décision n’a été prise ». La maire de Nantes, Johanna Rolland, « bien consciente du besoin de partage », a fait savoir lundi qu’elle s’associerait à un tel événement, mais qu’il « fallait organiser les choses étape par étape, dans le respect des impératifs de sécurité ».