Xynthia: Le procès en appel décalé de deux jours en raison du deuil national

ATTENTATS A PARIS La cour d'appel de Poitiers annoncera ce lundi le report à mercredi de l'audience qui devait débuter. Le maire de la Faute-sur-mer et son adjointe sont les principaux prévenus...

Frédéric Brenon

— 

LA FAUTE SUR MER, le 20/02/2011La commune sinistrée, un an après la tempête Xynthia
LA FAUTE SUR MER, le 20/02/2011La commune sinistrée, un an après la tempête Xynthia — © Fabrice ELSNER

C’est l’une des conséquences des trois jours de deuil national décrété par l’Etat à la suite des attentats survenus à Paris vendredi soir. Le procès d’appel de la tempête Xynthia à La Faute-sur-mer, qui devait s’ouvrir ce lundi matin devant la cour d’appel de Poitiers, sera suspendu et remis à mercredi.

La présidente de la chambre des appels correctionnels de Potiiers fera un appel des causes à 10 h lundi, puis l’audience « sera immédiatement suspendue et reprendra mercredi à 9 h à l’issue du deuil national qui a été décrété », indique le Premier président de la cour d’appel.

René Marratier avait été condamné à quatre ans de prison

La tempête Xynthia avait causé 29 morts en 2010 à La Faute-sur-Mer (Vendée). Lourdement condamné en première instance, le 12 décembre dernier aux Sables d’Olonne, à une peine de quatre ans de prison ferme pour « mise en danger d’autrui » et « homicides involontaires », René Marratier, l’ancien maire de La Faute, avait fait appel d’un jugement qu’il considère comme un « scandale d’Etat ».

Son adjointe à l’urbanisme et promoteur immobilier, Françoise Babin, avait également fait appel. Elle avait été condamnée à deux ans de prison ferme et 75.000 euros d’amende.

Le fils de l’ex-adjointe à l’urbanisme, Philippe Babin, président de l’association syndicale des marais de La Faute, condamné à 18 mois de prison ferme pour ne pas avoir organisé de surveillance de la digue la nuit de la tempête, sera, lui aussi, rejugé.