Orvault : A la découverte de Valentin, Guillaume et Baptiste, la fratrie des Rongier

INTERVIEW Baptiste, le frère aîné de Valentin, joueur professionnel au FC Nantes, joue le 7e tour de la Coupe de France, dimanche (14 h 30), avec Orvault, au stade de Gagné…

David Phelippeau
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Le milieu de terrain d'Orvault Baptiste Rongier.
Le milieu de terrain d'Orvault Baptiste Rongier. — J. Bouchacourt / www.footamateur.fr

Dans la famille Rongier, il y a trois fils. Et les trois sont footballeurs. Valentin (21 ans), le jeune professionnel du FC Nantes, Guillaume (27 ans), le milieu de terrain de l’équipe de France de la Douane, et Baptiste (28 ans), le milieu de terrain d’Orvault (DH) et designer dans la vie de tous les jours. Ce dimanche (14h30), tous les regards seront tournés vers l’aîné de la famille, qui jouera le 7e tour de la Coupe de France contre Saint-Saturnin (72) au stade de Gagné.

Vous jouez chez vous et contre une DH. Tout est réuni pour passer ?

Les circonstances peuvent nous permettre d’être au 8e tour, oui, mais c’est loin d’être gagné. Notre équipe est jeune et je ne sais pas si tout le monde a conscience au sein du groupe ce que c’est qu’un 8e tour de Coupe de France. Orvault a encore un truc incroyable à vivre. Les anciens - comme moi -, on se doit d’expliquer aux plus jeunes ce que ça représente. Le 8e tour, c’est quelque chose.

Votre coach adjoint Marius Anita (quart de finaliste avec Carquefou en 2008) peut témoigner des bienfaits de la Coupe de France…

Oui, Marius Anita m’en parle très souvent. Il dit toujours à quel point cette compétition est magique. Il explique aussi souvent qu’une belle épopée passe par des matchs compliqués, des succès arrachés dans les dernières minutes. Mais, la Coupe de France permet de vivre des super-moments entre potes. C’est souvent cette aventure humaine qui reste finalement d’une épopée en Coupe de France.

Parlez-nous de cette fratrie liée au ballon rond…

On est dans une famille de passionnés de football. Mes deux frères, mon père, ma mère… et je me demande si d’ailleurs ma mère n’est pas plus passionnée que nous.

Quelle relation entretenez-vous avec Valentin, le petit dernier devenu pro ?

Je l’ai régulièrement au téléphone. Je n’ai pas du tout été jaloux quand il est devenu pro. C’était juste un petit rêve partagé qui devenait réalité. C’était beaucoup de fierté, d’émotions. Depuis qu’il joue en pro, je regarde tous les matchs du FCN à travers lui. J’ai un regard différent. Pour sa première apparition en pro, j’étais au stade, j’étais là. J’étais comme un fou.

Vous avez toujours su qu’il allait devenir pro ?

Valentin a toujours eu beaucoup de pépins physiques. Mais, les entraîneurs, les éducateurs ont toujours eu confiance en lui. C’est à travers cette confiance des autres envers lui que j’ai compris qu’il irait loin.

Vous êtes tous les trois milieux de terrain. Vous avez tous le même profil ?

Moi et Valentin, on a des profils presque similaires. Je suis plus petit en revanche [Valentin mesure 1,72 m]. Je fais 1,70, et mes pieds touchent par terre, c’est l’essentiel. Guillaume est douanier à Paris. Il joue en équipe de France de la Douane et pratique le futsal avec comme coach… le joueur du PSG David Luiz.

Comment avez-vous vécu la semaine folle de Valentin fin octobre, avec un but magnifique contre Troyes puis la grave blessure au genou à Caen ?

Contre Troyes, j’étais en week-end avec des potes. J’étais super-heureux pour lui. Puis, j’ai vécu à distance l’ascenseur émotionnel. Il se blesse contre Caen quelques jours plus tard. Mes parents avaient fait le déplacement. On lui dit qu’il s’est peut-être fait les croisés, puis on lui dit que non… Finalement, le lendemain, il apprend qu’il a une rupture des ligaments croisés du genou. On a passé le samedi, après-midi ensemble. Entre frères. On a beaucoup parlé. Je suis persuadé qu’il reviendra plus fort.

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