L'aéroport Nantes-Atlantique pourrait être «facilement» relié au centre-ville par le train ou le tramway

TRANSPORTS Une étude de l'Atelier citoyen explique comment Nantes-Atlantique pourrait être desservi en transports en commun...

Frédéric Brenon

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L'aéroport Nantes-Atlantique (illustration).
L'aéroport Nantes-Atlantique (illustration). — FABRICE ELSNER/20MINUTES

C’est l’une des lacunes criantes de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique : aucun transport collectif performant ne s’arrête à l’aérogare. Seules la navette spéciale aéroport et la ligne de bus n°98 desservent le secteur. La ligne 3 de tramway va bien jusqu’à Bouguenais mais elle stoppe à Neustrie, à 2 km de l’aéroport. Une voie ferrée se trouve également à 100 m de l’aérogare mais elle est inutilisée depuis les années 1970.

L’Atelier citoyen pour le maintien et l’optimisation de l’aéroport Nantes-Atlantique, collectif réunissant professionnels et experts opposés au projet de Notre-Dame-des-Landes, s’est donc penché sur la question et, après plusieurs semaines d’étude, en est arrivé à la conclusion qu’une desserte en transport en commun était « facile » et « pas si chère ».

Prolonger la ligne 3 de Neustrie jusqu’à l’aérogare

La première solution consisterait à prolonger le tramway depuis Neustrie. « Cela ne poserait aucune difficulté. Le seul obstacle serait le franchissement du périphérique qui nécessiterait la création d’un pont », estime le groupe de travail. L’investissement serait de 40 à 50 millions d’euros et les travaux d’une durée d’environ 30 mois.

« On peut évaluer le chantier avec précision grâce à l’exemple de l’aéroport de Toulouse, qui présente des problématiques similaires et vient tout juste d’être relié en tramway. » Nantes-Atlantique serait alors accessible à 30 minutes du centre-ville. Les salariés de la zone industrielle D2A, 8300 emplois (Airbus, Daher…), en trouveraient également bénéfice.

Raccorder l’aéroport à la ligne TER Nantes-Sainte-Pazanne

La seconde solution serait de réhabiliter la voie ferrée existante et de raccorder l’aéroport à la ligne TER Nantes-Sainte-Pazanne passant à 1800 m de là. « Toutes les emprises existent déjà. On a beaucoup de chance », s’enthousiasme le groupe de travail, qui préconise également de créer un arrêt à l’IRT Jules-Verne et d’envisager une « connexion directe vers la ligne Nantes-Châteaubriant ».

La remise à niveau des sept kilomètres de rails depuis Mangin, dont deux seulement ne sont pas opérationnels actuellement, coûterait 25 à 35 millions d’euros, estime l’étude. Les travaux dureraient environ 18 mois.

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Le besoin existe, avec ou sans aéroport

« Tramway ou TER, les deux solutions sont possibles. Cela dépendra des besoins », conclut l’Atelier Citoyen. Dans les deux cas, « le potentiel de clientèle est énorme ». Et même sans aéroport, la question de l’amélioration de la desserte de la zone « se posera de toute façon », estime le groupe de travail.

Septième et dernière étude

L’Atelier citoyen a rendu sept études depuis un peu plus d’un an. Celle concernant la desserte en transports en commun est la dernière. Les précédentes portaient sur les emplois, les finances, la piste d’atterrissage, la circulation aérienne, l’aérogare et le bruit. Une cinquantaine de personnes y ont participé au total.