Folle journée de Nantes: Faire la queue toute la nuit pour acheter ses places, c'est (bientôt) fini

MUSIQUE Pour la 22e édition de l'événement musical, la billeterie en ligne ouvre en même temps que les guichets de la Cité des congrès, le 9 janvier à 9h...

Julie Urbach

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La file d'attente devant la cité des congrès est déjà importante, vendredi à 18h
La file d'attente devant la cité des congrès est déjà importante, vendredi à 18h — J. Urbach/ 20 Minutes

Ils peuvent ranger leurs couvertures et sièges pliants. Cette année, les amoureux de la Folle Journée qui avaient l’habitude de braver le froid pendant toute la nuit devant la Cité des congrès, afin d’être les premiers servis à l’ouverture de la billetterie, auront une sérieuse concurrence. En effet, ce samedi 9 janvier à 9h, alors que les guichets de la Cité s’ouvriront, les tickets pour la 22e édition de l’événement seront également disponibles, à la même heure, en ligne. Un système de file d’attente virtuelle sera mis en place sur le site Internet du festival, pour tous les concerts, qui se dérouleront cette année du 3 au 7 février sur le thème de la Nature.

Public averti

L’an passé, la vente en ligne avait été lancée le lendemain, avec quelques bugs. Les organisateurs travaillent donc sur les moyens techniques pour réussir, cette année, à répondre à un très gros nombre de connexions. Quelque 154.000 billets (un record) avaient été vendus pour l’édition 2015.

« La Cité des congrès ne sera plus ouverte pendant la nuit comme cela se faisait ces dernières années. C’était très coûteux, justifie Joëlle Kerivin, la nouvelle directrice générale, en marge de la conférence de presse de lancement de la Folle journée, ce mercredi. Cette longue file d’attente d’un public averti décourageait beaucoup de Nantais qui se disaient que tout était complet. A terme, nous allons vers une dématérialisation de la billetterie. »

L’enjeu du numérique

Le numérique devrait être un « important chantier » dans la modernisation de l’événement musical, ces prochaines années. René Martin, le directeur artistique, rêve d’un site Internet où l’intégralité des concerts serait retransmise en direct, que n’importe qui dans le monde pourrait visionner pour quelques euros. En attendant, une application gratuite pour smartphone sera lancée le 9 janvier.